« Faut-il manger les animaux? » de Jonathan Safran Foer

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Je viens de finir de lire Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foer, le premier livre que je lis sur le végétarisme, ou plus largement, sur la question morale de notre alimentation carnée. Ce livre est un peu inclassable, dans la mesure où on ne peut pas le mettre dans la catégorie « essais », romans, ou encore témoignages (ce qui ne fait pas son éditeur en poche, Points), car il est un mélange de souvenirs de l’auteur, de témoignages, de réflexions philosophiques sur les animaux et la viande que nous mangeons… Tout en relatant des faits, solidement appuyés par de nombreuses études (il y a près de 40 pages de notes, sur un total de près de 400 pages, soit 10% du bouquin). Ce livre m’a paru donc plus digeste qu’un étalage de statistiques et de citations d’études scientifiques.

Contrairement à ce que l’étiquetage « pro-végétarien » de l’auteur laisse entendre, celui-ci ne cherche pas à tout prix à démontrer que le végétarisme est la seule solution possible. Sa position est à bien des égards, modérée: il a conscience que notre alimentation est un sujet sensible, justement parce qu’elle ne sert pas uniquement à nous nourrir: elle est aussi sujette au partage, à l’émotion et à la vie sociale: nous ne mangeons pas en cachette dans notre coin, mais bien souvent avec autrui, ce qui est l’occasion d’échanges et de témoignage de sympathie (un peu comme lorsqu’on remercie le cuisinier du repas qu’il a concocté en lui disant que c’est délicieux), c’est ce qui fait de nous des êtres humains, en somme.

En fait, le sujet principal de ce livre n’est pas tant de répondre à la question, un peu racoleuse, « Faut-il manger les animaux? », mais plutôt de répondre à celle-ci: faut-il manger les animaux issus d’élevage industriel? (le titre du livre aurait été un peu long je vous l’accorde :p) Instinctivement, nous savons qu’il y a quelque chose qui cloche avec l’industrie de la viande mais sans trop savoir (ou vouloir savoir) ce qu’il en est. Jonathan Safran Foer nous informe, sans concession, de la réalité de cette industrie, et la réalité n’est vraiment pas jolie à voir.

Etant américain, l’auteur s’attache à décrire la situation en Amérique, mais dans la mesure où notre industrie agro-alimentaire s’inspire de celle américaine, les francophones que nous sommes ne devraient pas se dire « De toute façon ça se passe aux Etats-Unis, chez nous c’est pas comme ça ». Que ce soit en Amérique ou en Europe, le bien-être de l’animal n’est jamais respecté, pour la simple raison que l’élevage industriel est la norme: 99% de la viande consommée est issue d’animaux d’élevages industriels. Un chiffre pareil donne à réfléchir quand on essaye de se rassurer en se disant qu’on achète de la viande « saine », bio, ou à label!

En fait, Foer ne se prononce pas contre l’élevage à taille humaine, qui se soucie de ses animaux, qui les élève dans les prairies (le véritable sens de « plein air », étiquette purement mensongère sur les emballages de vos oeufs), qui considère que faire du chiffre ne doit pas se faire au détriment du bien-être de l’animal. Une bonne partie de l’ouvrage, en conséquence, livre des témoignages de « petits » éleveurs qui ont réussi à se soustraire des entreprises agro-alimentaires. Le problème, c’est qu’ils sont l’exception.

En ce qui concerne la réalité de l’industrie de l’élevage, il insiste aussi bien sur la cruauté qu’elle inflige aux animaux, que sur les conséquences désastreuses sur l’environnement ou la santé humaine. Par exemple, l’alimentation massivement bourrée d’antibiotiques que l’on donne aux poulets pour survivre dans des conditions de stress  et de vulnérabilité extrêmes a des retentissements sur notre propre santé: en ingérant ces antibiotiques via notre nourriture, nous les rendons de plus en plus inefficaces car les maladies deviennent de plus en résistantes. (ce n’est pas pour rien qu’il y a quelques années, on nous bombardait du « Les antibiotiques, c’est pas automatique! » pour responsabiliser le citoyen quant à sa consommation de médicaments. Par contre, on n’a jamais pensé à responsabiliser l’industrie agro-alimentaire, qui nous empoisonne impunément…)

Mais pourquoi refile-t-on des antibiotiques aux animaux que l’on mange, au juste? C’est le système même de l’élevage industriel qui rend indispensable ces antibiotiques. L’élevage industriel consiste à  « augmenter le rendement de cette activité, notamment en augmentant la densité d’animaux sur l’exploitation ou en s’affranchissant plus ou moins fortement du milieu environnant (confinement). (définition de Wikipédia) Ce confinement a des répercussions sur la santé de l’animal: un poulet, un cochon ou une vache ne sont pas faits pour être entassés par milliers, voire dizaine de milliers, dans un hangar, souvent sans fenêtre, avec tellement peu de place qu’ils ne peuvent ni se retourner, ni se coucher, et sans autre choix que de vivre dans ses excréments. Cette proximité endurée favorise les maladies, et rend les animaux fous, raison pour laquelle, par exemple, on coupe (sans anesthésie) les queues des cochons ou le bec des poulets pour réduire le cannibalisme qu’ils se livrent de par le manque d’espace…

On bourre les animaux d’antibiotiques pour qu’ils survivent à des conditions telles que nombre d’intellectuels les qualifient de concentrationnaires. Isaac Bashevis Singer, écrivain américain juif, prix Nobel de littérature, n’hésite pas à comparer l’élevage industriel aux actions des nazis durant la Seconde Guerre Mondiale. La vie d’un bovin ou d’un poulet est faite de souffrance du début à la fin, et sa mort n’est ni douce ni humaine. Si la législation oblige en théorie à étourdir l’animal avant de le tuer, elle n’est en pratique que mal appliquée: le rythme soutenu, à la chaîne, qu’implique l’industrie ne permet pas de s’assurer que l’animal est bel et bien inconscient avant d’être tué. Il arrive même, dans des proportions non-négligeables mais difficilement quantifiables, que l’animal est écorché (le fait d’arracher la peau) et découpé alors qu’il est encore vivant… Il est bien beau, dans de telles conditions, de seulement s’émouvoir de l’abattage halal quand c’est au final l’ensemble de l’industrie de la viande qui se livre à des pratiques barbares!
Les croisements génétiques que l’on a procédé (dindes incapables de marcher, vaches produisant cent fois plus de lait que la normale, poulets difformes de par leurs poids…) ont eu pour conséquence de faire de ces animaux des erreurs de la nature incapables de vivre naturellement. Leur dépendance aux antibiotiques, leur privation d’espace et de lumière, leur nourriture inadaptée les rendent fragiles et incapables de survivre dans des conditions de vie réelles. On a même fait en sorte qu’ils soient incapables de se reproduire naturellement, à tel point que ces animaux, s’ils retournaient à l’état sauvage, seraient condamnés à disparaître! Nous avons rendus ces monstres de Frankenstein dépendants de l’industrie qui les a créés et qui les tue en masse.

Sans compter les conditions de travail impossibles pour tous ceux qui travaillent dans ces industries et dont le travail déshumanisant et mal rémunéré les conduit à se délivrer de leurs frustrations sur les animaux au travers d’une violence insupportable (nombre de vidéos sur ce sujet sont disponibles sur Internet, je ne saurais que trop vous conseiller de regarder le documentaire Earthlings pour vous en faire une idée). Et cette violence n’est pas l’apanage de quelques sadiques, elle n’est ni rare ni condamnée par les entreprises d’élevage et d’abattage.

Finalement, la solution la plus simple pour arrêter d’enrichir une industrie  cruelle, dépourvue de scrupules et d’humanité est encore de renoncer à acheter leurs produits. En d’autres termes: ne plus acheter de produits d’origine animale. C’est le message du livre, qui nous met face à nos propres dilemmes: « Si l’on mange de la viande aujourd’hui, on a généralement le choix entre des animaux élevés avec plus (poulet, dinde, poisson et porc) ou moins (boeuf) de cruauté. […] Comment rendre obsolète ce calcul utilitaire de l’option la moins abominable? A quel moment le choix absurde qui est le nôtre aujourd’hui devrait-il céder la place à une résolution d’une ferme simplicité: ceci est inacceptable? Jusqu’à quel point une pratique culinaire doit-elle être destructrice avant que nous décidions de manger autre chose?  Si le fait de savoir que l’on contribue aux souffrances de milliards d’animaux qui mènent des vies misérables et (bien souvent) meurent dans des conditions atroces ne parvient pas à nous motiver, qu’est-ce qui le fera? […] Et si vous avez envie de repousser ces questions de conscience à plus tard, de dire pas maintenant, alors, quand?  » (p.320, éditions Points)

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Spaghetti carbonara vegan

Bonsoir les gens, aujourd’hui j’ai testé une version vegan de la carbonara, plat dont je raffole et dont je voulais absolument trouver une version sans cruauté animale… A défaut de réellement chercher, (je suis assez difficile en matière de carbonara, je n’aime quasiment que celle de ma mère dont la texture est très différente des carbo habituelles (je parle bien de la texture de la carbo, pas la texture de ma maman)), j’ai improvisé. Ca a plutôt bien marché, on s’est régalés ^^ !

Niveau ingrédients, vous aurez besoin (pour 2 personnes):

– un pot de crème soja à cuisiner (20/25 cl)
– environ 100g de tofu soyeux *
– un gros cube de tofu ferme*
– environ 1 cuillère à soupe d’amande en poudre
– 1 cuillère à café de levure de bière
– 4 petites saucisses de soja* (je voulais mettre du tofu fumé à la base, mais il n’y en avait pas au magasin bio, je me suis donc rabattue sur ce que j’ai trouvé. N’importe quoi ayant le goût fumé ou de simili-carné type faux lardons ou faux jambon fera l’affaire, même si le simili-carné, en tant que végéta*ien, ça se discute)
– du sel/poivre
– une pincée de ciboulette
– des spaghetti (mais ça marche avec d’autres types de pâtes, hein! J’en ai choisi au blé complet histoire de se faire croire que cette recette pleine de gras soit bonne pour la santé :p)

*Ces ingrédients se trouvent facilement en magasins bio. Le pot de crème soja se trouve en grande surface. (bio ou pas)

– Commencez par mélanger dans une assiette creuse la crème de soja et le tofu soyeux préalablement bien écrasé et battu. Émiettez le cube de tofu ferme dans la préparation, bien mélanger. Il faut que la préparation soit le plus homogène possible, tout en gardant son aspect « grumeleux ». Salez, poivrer. (n’hésitez pas à mettre une bonne dose de poivre)

– Coupez les saucisses en petits morceaux et jetez-les dans une poêle chaude huilée. Faites dorer.

– A feux doux, incorporer la préparation dans la poêle avec les morceaux de saucisse. Laissez mijoter.

– Pendant ce temps, faites cuire les spaghetti.

– Rajoutez une cuillère à soupe de poudre d’amandes dans la carbonara, ainsi qu’une cuillère à soupe de levure de bière. Bien mélanger. Saupoudrez de ciboulette. Eteignez le feu dès que la préparation a réduit et qu’elle colle trop à la poêle.

– Egouttez les pâtes (quand elles sont cuites, pardi!), mélangez avec la sauce, régalez-vous :p

pâtes carbonara vegan

Je suis très satisfaite de cette recette, je la trouve plutôt fidèle à la « vraie » (la vraie étant celle de ma maman j’entends), le goût « fumé » des saucisses donne une bonne consistance à l’ensemble, bref, je me suis encore goinfrée :p Et c’est archi-simple. Vous pouvez mettre de petits morceaux de fromage vegan dans votre assiette aussi, histoire de rendre le plat encore plus lourd (mais seulement si votre estomac est prêt à encaisser le choc).

Autre trouvaille: le tartex. J’avais déjà entendu des végétariens dire que c’était une tuerie, j’ai donc fini par en acheter (goût champignons), et je dois bien l’admettre: c’est une putain de tuerie qui roxx’ sa maman du poulpe. Je pense que même les non-végétariens devraient apprécier (pour eux, l’intérêt se situe au niveau de l’apport en calories, qui est relativement faible comparé à un vrai pâté), c’est dire ! On le trouve en magasin bio, ou encore en commande sur http://www.unmondevegan.com/. A moi les sandwichs pour la fac \o/ !

Tartex président !

Tartex président !

Et pour conclure, et parce que ça n’a pas de prix, un phoque qui a peur de l’eau:

A bientôt amis des bébés phoques \o/

 

Le lait, inoffensif ?

Aujourd’hui, mise au point sur le lait. Plus je lis d’articles dessus, plus cela me motive à passer vegan. Voici une petite liste de liens commentés pour vous informer sur certaines vérités concernant l’industrie du lait :

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/ArticleInteret.aspx?doc=calcium_briere_j_2002_ps

Article ni vegan ni même végé, mais qui informe sur le bombardement publicitaire qui nous persuade que le lait est bon pour la santé et la SEULE source calcium, sans compter que nous n’avons pas besoin de doses massives de calcium pour être en bonne santé. L’OMS, l’organisation Mondiale de la Santé, préconise un apport de 400 à 500mg de calcium par jour. A titre de comparaison, Candia sur son site indique que l’apport journalier conseillé est de 800mg ! Bien sûr, faut bien qu’il vende ses produits, le plus possible, quitte au mensonge publicitaire pseudo-scientifique… Quand au programme national nutrition santé, il continue de préconiser 3 voire 4 produits laitiers par jour, ce qui correspond au minimum à 700mg par jour ! (si vous buvez un bol de lait au matin, prenez un yaourt nature au midi et un morceau de fromage au dîner) Sachant que la surconsommation de calcium est au mieux inutile, au pire dangereuse, il y a de quoi s’interroger sur la volonté du gouvernement à promouvoir le lait... Lobbies de l’industrie agro-alimentaire, quand tu nous tiens !

Mais réduire et surtout supprimer sa consommation de produits laitiers est surtout motivé pour des raisons éthiques. Vous croyez ne faire du mal à personne en buvant votre verre de lait, que les vaches broutent gaiement dans les prés, câlinées et dorlotées par le gentil fermier bien franchouillard, qui leur garantira une fin de vie paisible lorsqu’elles ne produiront plus de lait ?… Raté !

Petit résumé des conditions de vie des vaches laitières, qui sont certainement plus à plaindre que les vaches à viande ici : http://www.lait-vache.info/. Si vous avez besoin de « vraies » preuves ou de concret, vous pouvez aussi consulter ce blog http://elevage-souffrance.blogspot.fr/2012/12/les-vaches-laitieres.html , tenu par une jeune femme ayant fait des études agricoles dans le but de devenir éleveuse, mais qui a rapidement changé d’orientation en étant témoin de la réalité de l’élevage.


(vidéo montrant la séparation d’un veau de sa mère, avec la vache courant après le camion qui enlève son petit, en meuglant de désespoir)

En clair, quelque soit l’élevage concerné (petite ou grande exploitation), les éleveurs sont soumis à des logiques de rentabilité qui rendent les conditions de vie des animaux ignobles. Les vaches, pour produire du lait, sont engrossées tous les ans, (forcément par insémination artificielle, rentabilité et efficacité oblige) mais leur veau leur sont arrachés dès la naissance. Si le veau est un mâle, il rejoindra ses congénères dans une « usine » à viande (je ne peux pas trouver d’autre mot), le temps qu’il grandisse et hop ! bye bye ! direction l’abattoir au bout de quelques mois. Boire du lait, c’est tuer un veau. Si le veau nouveau-né est une femelle, elle aura le triste privilège de connaître le même sort que sa mère, à savoir produire plus de 6000 litres de lait par an, avoir des malformations provoquées par la quantité anormale de lait supportée, et mourir d’épuisement au bout de cinq années de vie… (là où l’espérance de vie d’une vache normalement nourrie et bien traitée est de 20 ans). Ou bien cette femelle sera tout bonnement tuée si l’exploitation agricole possède déjà un nombre suffisant de femelles.

Je veux bien croire qu’il y ait des petits éleveurs plus humains et plus soucieux du respect de la vie de l’animal, en attendant, ce n’est pas en buvant du lait acheté en supermarché que vous et moi pourrons se donner bonne conscience… Même le lait bio ne garantit pas un meilleur traitement de la vache, donc bon ! (la notion bio garantit surtout l’absence de pesticides, d’OGM, bref, c’est chouette comme initiative mais ça n’avance pas la cause animale)

Appétissant, n’est-ce pas, votre fromage au goût de sang ? Sans compter que le fromage n’est en général pas végétarien. En dehors de tout ce que je viens de dire, le fromage est composé de présure, qui est un acide prélevé dans l’estomac de veaux, que l’on tue pour cela. (les plus cyniques d’entre vous me répondront « de toute façon, il allait mourir pour se transformer en BigMac, autant profiter de son cadavre jusqu’au bout ! », mais ne vous inquiétez pas, l’industrie y a déjà pensé avant vous, avec ce truc ignoble appelé « minerai de viande » – je vous laisse le soin de chercher sur internet la définition de cette immondice, je suis déjà suffisamment au bord de la nausée comme cela). Il existe de la présure d’origine végétale ou microbienne, mais elle est loin d’être répandue, et surtout il est quasiment impossible de savoir, dans un supermarché, si un fromage contient de la présure animale ou végétale, faute de législation. Tous les fromages AOC ou Label Rouge contiennent de la présure animale, pour la simple raison que c’est une condition pour obtenir le label. En fait, s’il n’est pas marqué textuellement « présure (ou coagulant) microbienne (ou végétale) »  sur le produit, il y a tout à parier que la présure en question est animale.

De toute manière, l’industrie laitière étant meurtrière en soit, si le traitement éthique de l’animal vous concerne un peu, l’idéal est de supprimer, purement et simplement, tout produit laitier de votre alimentation. C’est ce que je suis en train de faire. Et ne vous inquiétez pas, vous pouvez tout à fait manger sainement (et même plus sainement) sans produit laitier, il suffit juste de savoir où trouver du calcium et du magnésium (en vrac et de façon non-exhaustive : dans les amandes, brocolis, algues, choux, noisettes, pois chiches, haricots blancs, épinards, lentilles, maïs…).

Ah, sans transition, j’ai appris récemment que l’Union Européenne songeait à autoriser de nouveau certaines protéines animales en nourriture pour l’élevage, pour des raisons financières… « Juste » pour le poisson (source : http://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ13020363S.html ). Bah oui, tout le monde sait qu’un saumon, ça se nourrit de jambon et de nuggets ! Ca sent la crise de la « truite folle » dans quelques années, ça ne va pas louper. Cela motivera peut-être plus de gens à changer leur alimentation… Il faut toujours attendre qu’il y ait un scandale pour que les gens se posent des questions (cf. : Findus et ses lasagnes) et remettent un peu en question les énormes vessies qu’on essaie de nous faire passer pour des lanternes…

Je ne suis pas né pour devenir un filet-mignon, je suis mignon tout court !

Je sais que le sujet du lait est un sujet sensible, d’autant plus sensible qu’on est bercé depuis l’enfance sur ses bienfaits. Mais je pense qu’il est important de savoir, même si on n’a pas « vocation » à devenir végétalien, ce que contient réellement notre assiette, et dans quelles conditions cette nourriture a atterri dedans. Et encore une fois, je ne suis pas informée sur les conditions d’élevage de toutes les fermes françaises, bien sûr qu’il doit y avoir des exceptions. Il n’empêche que le gros de la production laitière, (tout comme l’industrie de la viande) ce n’est pas glorieux. A bon entendeur…

Paix et amour avec pleins de petits veaux se roulant dans le foin et à la prochaine !

Gnocchi à la sauce tomate et aux courgettes

Expérience culinaire avec ce qui me restait dans le frigo aujourd’hui, c’est-à-dire deux tomates trèèès mûres, des courgettes et des tomates-cerise. Cette recette convient aussi bien aux végétariens qu’aux végétaliens \o/ vive la sauce tomate \o/ (je crois que je me suis exprimée un peu trop vite quand j’ai dit que je ne mange plus aussi souvent des pâtes à la sauce, c’est quand même super simple à faire, goûteux, et pas cher :p)

Les gnocchi (frais) utilisés ont été achetés dans une épicerie italienne, mais je pense qu’ils sont trouvables un peu partout. Vous pouvez aussi les faire vous-même,  mais je n’ai pas encore le niveau pour ça :p (je n’y ai surtout jamais pensé)

Vous aurez besoin de: (pour deux personnes)
– 500g de gnocchi frais
– deux tomates bien mûres
– une petite poignée de tomates-cerise (ou une troisième tomate)
– une demi-courgette, ou bien une petite assiette de courgettes surgelées
– de l’huile d’olive (j’en ai utilisée une parfumée au basilic mais une classique fera l’affaire aussi)
– du basilic séché
– herbes de Provence (facultatif)
– un petit peu de sucre

Commencez par couper les tomates en petits morceaux. Vous pouvez enlever la peau si vous n’aimez pas ça ou si vous tenez absolument à perdre du temps.
Mettez-les dans une casserole, rajoutez une bonne dose d’huile d’olive (ce serait dur à quantifier, je dirais peut-être trois cuillères à soupe?) sinon, goûtez le mélange, il faut que le goût de l’huile ressorte bien.
Saupoudrez de basilic et d’herbes de Provence.
Rajoutez une cuillère à café de sucre pour enlever l’acidité des tomates.
Salez et faites mijoter à feu très doux (« mijoter » et « feu doux », ça doit sûrement être un pléonasme mais osef, vous avez compris que je ne suis pas une cuisinière pro :p)
Pendant ce temps, cuisez les courgettes coupées en rondelle à l’eau, juste assez pour qu’elles soient tendres. Mélangez souvent les tomates, elles doivent commencer à fondre et faire beaucoup de jus, n’hésitez pas à les écraser à la fourchette.
Rajoutez les courgettes dans la casserole de tomates, ressalez si nécessaire.
Sans couper le feu de la sauce, faites cuire les gnocchi dans un grand volume d’eau bouillante salée. Ils cuisent en quelques minutes, ils sont prêts quand ils remontent à la surface.
Egouttez, mélangez avec la sauce, c’est prêt !

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Verdict: je n’avais pas mis assez de sucre, du coup les tomates étaient encore un peu acides, mais avec la dose correcte je pense que c’est tout à fait miam.
Il va juste falloir que je m’attelle à trouver de la levure de bière pas trop chère et de la poudre d’amande pour faire du parmesan végétal (cf. recette ici ) et ça sera bien chouette !

A bientôt les amants des herbes à chat, mes révisions m’appellent … N’hésitez pas à me dire ce qui pourrait améliorer la recette !

Végétarienne depuis deux mois, je vais bien, merci.

Bon, okay, il est trop tôt pour dire si j’ai des carences, si j’ai gagné en énergie ou si je suis devenue une chose encore plus amorphe qu’avant, mais je me suis aperçue d’une chose : on peut avoir des carences même en n’étant pas végétarien. D’ailleurs, tout le monde s’en fiche de son bien-être nutritionnel quand on est omnivore, tout le monde s’en fiche de varier ses repas, de manger équilibré, et tout le toutim. Moi la première, cela n’a jamais été une préoccupation majeure. Je connais quasiment personne dans mon entourage qui s’efforce de manger des légumes à chaque repas, et je ne vois personne les avertir d’une voix sermonneuse d’un très lourd « attention ! tu vas avoir des carences ! » car oui, surprise, on n’est pas en bonne santé en ne bouffant que le sempiternel steak-frites !

Donc non braves gens, les végétariens n’ont pas le monopole des carences. En fait, l’équilibre alimentaire peut tout à fait être atteint, sans effort majeur, et parmi les nombreux blogs traitant de végétarisme, la plupart disent être en meilleure forme depuis qu’ils sont devenus végétariens. Pour ma part, le cliché étudiant que je suis fait que je ne passe pas des heures à faire mijoter de bons petits plats, donc je serais mal placée pour faire la morale, néanmoins, je dois quand même noter que je m’intéresse beaucoup plus à ce que je mange depuis que je suis végétarienne. Je pioche dans les recettes de livres de cuisine, sur Internet, j’essaye de tenter des expériences culinaires parfois pas très concluantes, ma consommation de légumes a été multipliée par quinze, j’ai découvert des aliments que je ne connaissais pas, bref, je varie mes plats et je suis très loin du monotone pâtes-sauce tomate que je baffrais tous les jours ou presque depuis que je suis étudiante.


J’aime les lapinous donc j’en mange pas.

 

Si jamais des gens se posent la question, il n’est pas très difficile de devenir végétarien, le tout est d’être bien informé. Pour ma part, j’ai d’abord commencé par réduire fortement ma consommation de viande et de poisson, il y a quelques mois de cela. Réduire ma consommation n’a pas été bien compliqué : ayant un budget d’étudiante, sans frigo pendant un bout de temps, ce n’était pas comme si je mangeais de la viande tous les jours (voire toutes les semaines). En fait, ne plus acheter de viande a été facile, je n’en achetais de toute façon quasiment jamais. Le plus difficile, c’était plutôt quand je faisais des sorties, je me suis vite rendue compte que dans la ville où je vis (qui est pourtant bien massive), des restaurants proposant des plats sans viande ni poisson, il n’y en avait pas des masses. J’étais également une accro de la junk-food (ce que je suis toujours d’ailleurs, mais en mode végé), et j’avais beaucoup de mal à résister à l’appel du fast-food… (quand on habite à côté ça n’arrange rien)

Aussi étrange que cela puisse paraître, maintenant que je suis totalement végétarienne, je me suis aperçue que le plus dur n’était pas d’arrêter totalement viande et poisson, mais au contraire de continuer à en manger de temps en temps… Sensibilisée à la cause animale, je culpabilisais dès que je mangeais de la viande, j’avais l’impression d’être sans cesse au régime, comme quand vouloir perdre du poids nous fait culpabiliser dès qu’on craque…

Je me suis donc fixée une date butoir à laquelle je renoncerai totalement aux steaks, sushis et autres Mac-d’os, et… je m’y suis tout bêtement tenue. Arrêter de manger des animaux morts a été un soulagement. (J’entends déjà les rageux rire de l’expression, mais excusez-moi, de la viande c’est rien de plus qu’un morceau de cadavre, que vous le vouliez ou non :) ) Je n’éprouve ni frustration, ni regret, ma cuisine s’améliore de jour en jour, et je suis toujours aussi gourmande (bon, d’accord, je suis toujours aussi gueularde – le premier qui a dit qu’être végétarien rendait mince ne sait visiblement pas de quoi il parle!)

LégumesOui, les légumes ça peut être bon et savoureux tu peux pas test.

 

Bref, je n’ai jamais autant été satisfaite de manger que depuis que je suis végétarienne (y’a quelque chose qui cloche avec cette phrase mais passons). Je compte bien passer vegan sous peu, surtout depuis que j’ai appris que de nombreux fromages, yaourts, mais aussi desserts, Nutella*, et autres cochonneries contenaient de la présure animale. J’en reparlerai dans un prochain article, ça mérite un peu plus de précisions.

Prochaine étape donc, réduire la junk-food dont je suis toujours accro, tels que biscuits, gâteaux tout faits achetés en grande surface, tout ces machins pleins de trucs bizarres dont on n’est pas capable de définir la moitié des ingrédients.

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*Dans la mesure où le lactosérum contient de la présure animale, j’ai décidé de virer de mon alimentation tout produit en contenant. (Je ne sais pas s’il est possible de faire du lactosérum avec de la présure végétale, mais de toute façon vu que rien n’est indiqué sur les étiquettes, autant éviter dans tous les cas par précaution)

Dans les prochains articles, quelques mises au point sur la présure donc, quelques raisons pour devenir végé, des recettes aussi, des suggestions de blogs ou d’articles sympas.

Paix, amour, et beaucoup de foin pour les lapinous \o/ Si vous laissez un commentaire sympa je vous offre un bébé chat.