Expression de genre et non-binarité

 

Me revoici cette fois-ci pour revenir sur une idée que je trouve assez absurde, voire carrément dangereuse, et que j’ai vu circuler sur des groupes non-binaires. J’ai peut-être interprété, auquel cas je serai ravi d’en débattre de façon polie et respectueuse, mais voici un des arguments qui a été lancé pour définir la non-binarité : toute personne n’étant pas conforme dans son genre est non-binaire.

Inutile de dire que je suis totalement en désaccord avec ce postulat de départ. Déjà parce qu’il remet en cause l’autodétermination que les personnes non-binaires (et trans tout court d’ailleurs) revendiquent en ce concerne leur identité de genre : c’est-à-dire que ce ne soit pas autrui qui décide à leur place ce qu’est LEUR(s) genre(s). Ce n’est pas à moi de décider si vous êtes cis, une meuf trans, un mec non-binaire, androgyne… Et encore moins en me basant sur votre expression de genre.

Car le propos sous-jacent est bien celui-ci : l’expression de genre qu’on choisit (ou pas, à quel point une expression de genre peut-elle être un choix dans la mesure où celle-ci peut être vitale pour son bien-être ou sa sécurité ?) indique notre identité de genre. En d’autres mots, ce raccourci dangereux aboutit à des phrases aberrantes du style « les butch [lesbiennes à l’expression de genre masculine] sont des non-binaires », « les gays effeminés ne se sentent pas totalement homme ».

Pourquoi c’est aberrant ?

Tout simplement car dans notre société cishétéronormée, c’est un cliché homophobe que de dire que les lesbiennes ne sont pas des vraies femmes ou les gays pas de vrais hommes. Et qui aboutit à des violences directes ou détournées : viols correctifs, agressions, harcèlement de rue, insultes… Petite anecdote que j’ai vécue : quand j’étais ado, bien avant de savoir que j’étais trans non-binaire, je pensais être une meuf attirée par les meufs. Imaginez-vous le nombre de remarques que j’entendais A CHAQUE FOIS que je tenais la main à une de mes copines dans la rue ? Je vous en fais une petite fournée :

  • « c’est qui qui fait l’homme et c’est qui qui fait la femme ? »
  • « sors avec un vrai homme ! »
  • « tu sors avec une fille parce que t’as pas trouvé le bon homme ! »
  • « couche avec moi tu verras ce que tu manques ! »
  • « vous êtes vraiment des filles ? et vous êtes en couple ? »
  • « une femme c’est fait pour aller avec un homme »
  • « au lit comment vous faites ? »
  • « c’est toi qui baises ou tu te fais baiser ? »
  • « tu sors avec des filles parce que tu veux être un homme ? »

Et j’en passe…

On a là de la lesbophobie ordinaire, violente, qui flirte avec des menaces de viol correctif (les « couche avec moi tu vas voir ce que c’est de coucher avec un vrai mec » ). De l’homophobie donc. Mais pas seulement.

En effet dans mon cas cette homophobie s’associait facilement avec le sexisme qui s’exprime largement via le harcèlement de rue. Mais on peut également parler de transphobie, dans la mesure où je ne ressemblais pas à une « vraie » femme, et où je n’avais pas l’impression d’en être une [spoiler : parce que je n’ai jamais été une femme en fait :D], et qu’on pouvait aisément me qualifier de butch. De plus, on n’hésitait pas à me qualifier de « gouine » dans mon lycée avant même que j’aie fait mon coming-out, ainsi que d’autres insultes ou micro-agressions liées à mon manque de féminité présumé. L’idée derrière ces insultes, c’est que finalement, une lesbienne n’est pas une vraie femme. Et que ne pas être une vraie femme, c’est MAL.

D’ailleurs, combien de fois j’ai pu avoir de râteaux justement à cause de mon apparence jugée pas assez féminine pour les lesbiennes avec qui je flirtais ? Combien de meufs lesbiennes méprisent les lesbiennes butch car jugées trop masculines, de véritables clichés vivants ? Est-ce simplement de l’homophobie intériorisée ou n’assiste-t-on pas là à une convergence d’oppressions systémiques ?

Est-ce simplement de l’homophobie d’insulter un travesti, qui peut être un homme cisgenre hétéro qui décide à des moments donnés de mettre des robes et de se maquiller ? Non, on y relève évidemment une part de transphobie, car il est insupportable dans une société cissexiste de jouer avec les stéréotypes de genre, surtout quand on est un homme (ou assigné-e comme tel). Est-ce pour autant qu’une personne cisgenre décidant (par choix ou non) d’avoir une expression de genre opposée à son identité d’homme ou de femme, ou bien brouillant les pistes, devient non-binaire comme par magie ?

Non. Bien sûr, la non-binarité peut s’exprimer via une expression de genre différente de la norme. Mais ce n’est pas le cas pour toutes les personnes non-binaires, et en aucun cas un vêtement ne peut définir notre genre à notre place.

Pour beaucoup, s’accorder à des stéréotypes de genre est vital, que ce soit pour réduire de la dysphorie, pour ne pas subir de la transphobie, pour trouver du travail… Il n’est donc pas question de dicter à quiconque leur façon d’exprimer leur genre.

Par contre, l’autodétermination reste importante : NON, la non-binarité ce n’est pas être une lesbienne butch ou un gay efféminé. OUI, les personnes ne ressemblant pas à des stéréotypes de personnes cis s’exposent à des degrés de violence pouvant être extrêmes. NON, cela ne veut pas dire que leur expression de genre est un indicateur formel de leur identité de genre.

On ne devient pas non-binaire en portant une robe ou un jogging. Prétendre le contraire, ça revient à peu près à avoir les mêmes arguments que la Manif pour Tous quand ceux-ci prétendent que les filles portent des robes et les garçons des pantalons. Merci donc de ne pas reprendre des arguments foireux, et de comprendre qu’il y a une convergence entre sexisme, homophobie et transphobie dans une société patriarcale cishétéronormée, qui nous rend victimes à partir du moment où on sort des normes genrées, que ce soit en terme d’expression de genre, d’identité de genre ou bien d’orientation sexuelle. Cela ne signifie pas que quiconque sortant de ces normes est forcément non-binaire… Laissez les gens se définir comme ils le veulent. A bon entendeur.

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Neuroatypie et militantisme

 

Bonjour, après des mois de non-activité, me revoici pour un article qui risque d’être plus personnel que militant, mais soit, je pense que j’en ai besoin.

Il y a environ un an, j’avais publié un article. Où je disais que je refusais la complaisance face à l’oppression. Par complaisance, je disais le refus de se taire quand j’entends un propos oppressif, et réaffirmer ma position antispéciste, notamment en refusant de laisser les carnistes dans leur œillères et leur rappeler, que oui, ils participent au massacre, qu’ils en aient conscience ou non, et qu’on ne peut respecter les animaux si on paie quelqu’un pour les tuer afin de les manger.

Durant cette période, je me suis pleinement affirmé en tant que vegan abolitionniste. C’était, et c’est toujours, la seule position morale et éthique à mes yeux. Je ne vais pas expliquer de long en large et en travers le pourquoi du comment, pleins de gens le font beaucoup mieux que moi.

Puis, en août dernier, j’ai fait mon coming-out non-binaire. J’en ai également un peu parlé sur mon blog, de mes interrogations et de ma légitimité à faire partie de la communauté trans. (Spoiler : oui je suis trans, et oui les non-binaires ONT leur place dans les trans’identités). Pour celleux qui ont suivi le shitstorm qui a suivi sur la petite sphère militante vegan féministe, ça a été un coup dur. Je me suis aperçu qu’on pouvait être militant-e et se gourer totalement. Qu’on pouvait même être féministe et dire à des personnes trans qu’elles ne sont pas victimes d’oppressions (re-spoiler : si).

A partir de là, la désillusion n’a fait que s’agrandir. Je ne savais plus qui croire, vers qui me tourner. J’ai perdu énormément d’ami-es et de relations depuis que je me revendique militant-e, du fait de mon refus de tolérer l’intolérable.

Et maintenant, et bien, je suis épuisé.

Je suis épuisé de me battre contre des moulins à vent, contre la mauvaise foi, contre la violence et la méchanceté des gens. Je suis vidé de toutes mes forces. Oui, le militantisme a exacerbé cette partie haineuse de moi qui est perpétuellement en colère. J’ai été en colère, tellement en colère, de devoir justifier mon existence, de devoir justifier l’existence des animaux non-humains, en permanence, non-stop, et me prendre des coups en retour, sans cesse, de la part même de prétendus allié-es.

Ca m’a atteint jusqu’à la moelle et maintenant je suis une coquille d’être humain pleine de rancœur et de tristesse. La violence de ce monde, je n’arrive plus à la gérer. Je bloque, c’est fini, c’est total.

Mais c’est trop tard pour faire marche arrière. Je ne peux plus remettre ces œillères que j’ai enlevées, je ne peux plus me dire « mais si voyons, remangeons du cadavre, tout va bien ! », ou bien « je suis une femme, je suis juste un peu garçon manqué ! ». Ce n’est plus possible.

Quand on s’engage il n’y a plus de marche arrière, et j’y ai investi chaque centimètre carré de mon âme. Jusqu’à la perdre. Jusqu’à oublier ce que c’était de vivre dans le vrai monde, pas celui des Social Justice Warrior sur Internet, celui où tu te prends des claques dans la gueule, méchamment, dès que tu sors de chez toi, dès que tu parles à des gens.

Alors je craque. Je me roule en boule chez moi et j’attends que la violence du monde s’atténue, ou bien que j’arrive à la gérer. J’attends de voir comment on se comporte avec d’autres humains qui n’ont pas encore parcouru entièrement le chemin de la déconstruction, quelles que soient leur raison. Je ne sais plus comment réagir dans le vrai monde. Je ne suis plus vivre dans la vraie vie. La vraie vie m’agresse.

Je souffre de dépression depuis très longtemps. Depuis presque quinze années. Avec des hauts et des bas. Parfois de grosses périodes de répit, de plusieurs mois, voire d’un ou deux ans. Et je crois que c’est cette hyperémotivité qui m’a poussé à m’engager,  à militer, à me battre coûte que coûte, pour ne plus baisser les bras.

Mais maintenant, et bien, je n’y arrive plus. J’abandonne. Je suis usé.

Le militantisme n’est pas et ne sera jamais à la portée de tout le monde. Oh bien sûr, je connais un tas de neuroatypiques militants. Mais j’en connais un tas que le militantisme a bousillé aussi. Je fais partie du lot.

Je suis vivant, et c’est tant mieux. Mais quelque part, oui, je suis devenu aigri et méchant. Pour me protéger. Pour survivre.

Est-ce que je suis capable de continuer à militer ? Est-ce que prendre une pause fait de moi une mauvaise personne ? Est-ce que les gens que j’ai blessés par militantisme évolueront ? Est-ce que je n’ai pas juste perdu mon temps, mon énergie, mes amours et mes ami-es ? Est-ce que le militantisme m’a rendu mauvais ? Ai-je fait les bons choix ?

Je suis juste fatigué.

Alors, je ne sais pas comment les choses se dérouleront par la suite. Peut-être que ce blog va juste devenir un blog random où il ne se passera plus rien de politique. Peut-être pas. En attendant, je vais essayer de me soigner et d’aller mieux.

Je vous souhaite de prendre soin de vous et de vous battre pour ce qui est juste. Mais de ne pas vous perdre en chemin.

Sur ce, je vais aller faire un câlin à mon chat qui m’aime quoiqu’il arrive et que j’aime quoi qu’il arrive.

 

 

 

 

 

Complaisance ou intransigeance?

Avant de commencer l’article, je précise quand même une chose : j’ai vraiment envie de m’investir dans le militantisme, autrement qu’en partageant de temps en temps des liens sur Facebook. Mais vraiment. Aller à des manifs, distribuer des tracts, ce genre d’actions où tu as vraiment le sentiment de t’investir vraiment pour la cause que tu défends. Pas par te filer un shoot d’ego en mode « hey ! Regardez ce que je fais pour les animaux/les femmes/les homos ! », mais bien parce qu’il y a un moment où rester sur Internet ne suffit pas pour venir en aide aux animaux (par exemple).

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Mais militer est-ce vraiment à la portée de tout le monde ? Je ne crois pas. En tout cas, dans l’état actuel des choses, en ce qui me concerne ce n’est même pas une option valable. J’y pense tout le temps, mais je suis dans l’incapacité émotionnelle/mentale/psychologique de m’investir dans une action dès que celle-ci nécessite une interaction sociale. Parler avec des gens, côtoyer des inconnus, gérer le stress, tout ça représente une difficulté qui me paraît bien souvent insurmontable. Donc, j’essaie de faire avec mes pauvres moyens, à mon niveau, et je sais que c’est vraiment totalement insuffisant, et je le regrette énormément.

Bref, tout ça pour dire qu’il faut prendre cet article avec des énormes pincettes car ce que je dis concerne vraiment le quotidien, et non pas un cadre militant défini (manif, etc).

J’ai remarqué un truc qui me gêne ces temps-ci, qui est assez repérable dans mon attitude mais qui se repère pas mal chez les autres, c’est la complaisance face aux personnes qui véhiculent des oppressions. L’exemple le plus simple, à mon sens, est bien sûr le spécisme, car je crois peu m’avancer en disant que c’est l’oppression systémique la plus en vigueur dans notre société actuelle : il suffit de se référer aux pourcentages de véganes dans la population française (allez, 1 %? 2 % à tout casser?). Cela a pour résultat un nombre énorme de victimes chez les animaux non-humains (ouip parce qu’en fait, désolée de casser votre trip descartien d’humain supérieur aux autres et tout et tout, mais les humains sont des animaux comme les autres, donc la précision n’est pas superflue). Animaux terrestres et marins confondus, on compte au bas mot 100 à 1000 milliards de victimes chaque année. Oui. Vous avez bien lu. Ce chiffre qui dépasse l’entendement, j’ai dû apprendre à le supporter, tous les jours.

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Parce que vous savez quoi ? Le plus dur, quand on devient végane, ce n’est pas bouffer du tofu, des lentilles, sucer des cailloux* [*contains irony inside] ou répéter pour la centième fois à Mamie que non, vous ne prendrez pas une part de son gâteau car il y a de l’œuf dedans. Le plus dur ce n’est pas de préparer sa gamelle du midi parce que le restau U fout de la barbaque ou du beurre ou de l’oeuf partout. Non, le plus dur, c’est de compter les victimes, qui continuent de s’accumuler, tous les jours, toujours plus nombreuses, sur l’autel de nos comportements spécistes. Le plus dur, c’est d’avoir ouvert les yeux, et de se rendre compte que les autres eux, ont gardé leurs œillères. Ce qu’il y a d’encore plus dur, c’est de parler de ces victimes, parler des moyens de les épargner, diffuser des infos, propager des recettes à tout-va, encourager chaque transition, et de voir qu’à peu près tout le monde s’en fiche éperdument. Tout le monde s’en fiche d’où vient son steak, et le pire, c’est que quand ils le savent, et bien… Ils continuent de s’en foutre.

Mille milliards de victimes chaque année, et une indifférence générale. C’est ce qui est le plus douloureux. Voir des gens que tu aimes, que tu respectes, qui ont énormément d’importance pour toi, te dire droit dans les yeux que c’est bien triste mais que c’est comme ça, la viande c’est trop bon. Chacun ses choix. Chacun son choix de participer au vaste massacre.

On m’a parfois reproché d’être agressive, ce qui me fait doucement rire. Franchement, faites un tour sur ma page Facebook et soyez objectifs. Je suis tellement agressive quand je poste des recettes de brownies véganes. Je suis tellement agressive quand j’encourage les gens à faire un don à des refuges d’animaux rescapés de l’abattoir. Je suis tellement agressive quand je dis que c’est quand même plus sympa de manger des lasagnes aux légumes que des lasagnes à la viande de vache laitière de réforme qui a vécu une vie misérable. Je suis tellement agressive, quand c’est les animaux qui trinquent de votre absence de compassion.

Au contraire, j’ai l’impression d’être vraiment beaucoup trop tolérante, et ça m’use, petit à petit. Ça m’use de voir défiler ces commentaires de gens qui vont au mac-crado, de gens qui parlent de fromages, qui veulent aller au zoo. Je passe la plupart du temps à me retenir de commenter, car je sais que ça partira en cacahuètes car personne ne veut entendre la vérité. Ce n’est pas votre vie qui me dérange. Ce qui me dérange, c’est ces mille milliards d’animaux séquestrés, torturés, mutilés, écorchés, assassinés, au nom de quoi ? Du bacon ? Du divertissement ? De sushis parce que le thon c’est trop bon ? Au nom de quoi la cruauté mérite-t-elle une justification ? Parce qu’ils sont moins intelligents ? Parce qu’ils ne savent pas écrire de dissertations ? Parce qu’il n’auraient soit-disant par de conscience ? En quoi ces critères justifient quelque torture que ce soit ?

Je suis fatiguée de voir la violence et la cruauté, partout, tout le temps. Je sors, je vois une meuf avec son manteau de fourrure. Cadavre écorché vivant. Nausée. Je fais mes courses, je vois les étalages de morceaux de cadavre sous vide. Nausée. Je vais manger chez des amis, je sors une bouteille d’eau du frigo, j’aperçois des saucisses de cadavre juste à côté de la bouteille. Nausée. Je parle avec des amis, ils me disent que ça fait longtemps qu’ils ne sont pas allés voir des animaux au zoo, tu traduis dans ta tête « voir des prisonniers à l’espérance de vie réduite pour le plaisir des humains ». Nausée. Tu vas te laver les mains dans la salle de bains, tu vois un tas de cosmétiques testés sur les animaux. Nausée. Le soir tu rentres chez toi, sur le chemin tu vois une affiche pour le cirque avec des animaux-esclaves, prisonniers et torturés pour être conditionnés à faire des tours idiots pour le plaisir humain. Nausée.

Quand ce cauchemar s’arrêtera-t-il ? Quand arrêterons-nous de faire payer aux animaux notre mode de vie basé sur la consommation, la surconsommation, acheter, toujours acheter ? Quand arrêterons-nous de considérer l’animal comme une marchandise qu’il est bon d’user à notre guise ?

Je voudrais arrêter ma complaisance envers les gens, arrêter de me contenter d’avoir un sourire crispé quand on me dit que chacun ses choix, c’est comme ça (paye ton argument, en passant). Je voudrais être plus intransigeante, pas pour « convertir » le plus de gens, être végane ce n’est pas une religion. -cela s’applique aussi pour le féminisme. Je voudrais l’être au nom des animaux, qui n’ont pas de voix pour se faire entendre. Je voudrais dire « merde » aux inhibitions qu’on inculque aux filles dès leur plus jeune âge – ne proteste pas, ne dis pas non, tiens-toi droite, sois belle, ne casse pas l’ambiance sinon t’as pas d’humour, t’es hystérique, t’es frustrée, ‘spèce de féminazi, ferme-la donc.

Je voudrais m’efforcer de ne pas avoir peur de casser l’ambiance, car si celle-ci consiste à se foutre éperdument des opprimés, alors non, je préfère m’en passer. Cela va être long, cela va me demander du courage, mais je ne veux pas me taire pour ne pas bousculer les préjugés des gens. Je vais continuer à m’informer moi-même, continuer à déconstruire les bastions de clichés que je continue encore à propager malgré-moi, et ouvrir ma gueule.

J’ai, malgré moi, axé cet article sur le spécisme et le véganisme, mais c’est valable pour le patriarcat et le féminisme. Il y aurait encore un tas de choses spécifiques à dire sur ces sujets, sur la difficulté que cela représente de ne pas être complaisant-e face aux remarques sexistes, racistes, spécistes, transphobes… Peur de se prendre un shitstorm dans la face quand on est la/le seul-e à être un chouilla informé-e à ces questions face à un auditoire nombreux, peur d’être rejeté-e, peur de ne pas être « cool ». J’assume que j’ai souvent fermé ma gueule par flemme de faire naître le débat. Eduquer, être pédagogue, mais aussi savoir répondre aux attaques parfois extrêmement agressives et insultantes, ça use, c’est fatigant, c’est difficile de l’être au quotidien, sans interruption. Mais il n’y a pas vraiment le choix, n’est-ce pas ? C’est à ce prix que les choses changent. La société ne se change pas toute seule (contrairement à ce que les rageux veulent bien croire, toute avancée sociale est le fruit d’une lutte – le droit de vote n’est pas tombé tout seul comme une pomme attirée par la gravité dans les mains des femmes hein.).

Je vais m’arrêter là car je tourne un peu en rond, j’ai encore besoin de temps pour étayer ma réflexion sur ces questions. Je reposterai peut-être quelque chose de plus abouti plus tard, ou bien mettrai à jour cet article.

Pensez un peu moins à vous-mêmes et un peu plus aux autres, merci pour elleux.

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Trucs et astuces sur la cuisine végane

Cela fait un an depuis août que je suis passée au végétarisme, et presque un an que je suis végétalienne à forte tendance végane. Je n’ai pas fait d’articles-anniversaire (bonjour la flemme…), mais je vais me rattraper aujourd’hui, en partageant un certain nombre de recettes que j’ai découvertes depuis ma transition, et donner des petites astuces culinaires que j’ai glanées ici et là pour cuisiner végétal.

Toutes les recettes présentées viennent de blogs culinaires qui sont, pour certains, devenus de véritables Bibles et de grandes sources d’inspiration !
Première question à se poser quand on devient végétalien : mais on mange quoi quand on est végétalien ? De l’herbe et des cailloux bien sûr !

Rassurez-vous, manger végétalien ne signifie pas se priver de bons petits plats et passer sa vie à manger de la salade et des haricots verts. Il ne s’agit pas d’un régime de privation, et avec quelques astuces et un peu de bon sens, on peut tout à fait manger correctement sans aucune frustration. Il faut savoir qu’au moins 80 % des recettes sont végétalisables, et au-delà de ça, la cuisine végétalienne regorge de recettes qui lui sont propres et qui sont savoureuses. Essayez de taper « recettes végétaliennes » ou « recettes vegan » sur Google et vous serez surpris du nombre de résultats !

Je ne vais pas non plus essayer de vous mentir : si vous voulez manger des plats un peu élaborés, il va falloir mettre la main à la pâte. Mais rien ne vous y oblige, si, comme moi, vous aimez ne pas trop vous prendre la tête…

Grosso modo, le régime végétalien comporte des légumes et des fruits, des céréales (blé, riz, épeautre, millet…), des légumineuses (soja, haricots rouges, lentilles, fèves, pois chiches…), des graines et oléagineux (noix, amandes, noisettes, graines de lin, graines de sésame…), et des matières grasses (huiles : d’olive, de tournesol…).

Il suffit de manger un peu de tout cela en faisant une part belle aux légumes, et de vous complémenter en B12, pour manger de façon équilibrée et répondre à vos besoins. Pour plus d’infos, je vous invite à télécharger le guide du végétarien débutant sur le site de L’association Végétarienne de France.

En ce qui concerne la cuisine, quelques astuces simples permettent de cuisiner facilement sans œufs ni produits laitiers. En voici quelques-unes que j’utilise très fréquemment :

1) La fécule de maïs tu vénéreras

La fécule de maïs est un ingrédient très utile, que ce soit pour faire des gâteaux moelleux, de la béchamel inratable ou bien des sauces épaisses. Je l’utilise surtout pour faire de belles sauces. Vous en trouvez partout (en supermarché, c’est la Maïzena, mais essayez d’en prendre de la bio, ça ne coûte pas cher de toute façon).

Pour la béchamel sans beurre ni lait : il suffit de faire chauffer dans une casserole la fécule de maïs (ou éventuellement un mélange de fécule et de farine) avec de l’huile (d’olive, de tournesol…), puis de rajouter petit à petit le lait végétal (soja, riz, avoine…) en ne cessant de mélanger pour éliminer les grumeaux.

Pour épaissir des sauces : diluer dans un liquide froid (eau, lait…) une à deux cuillers à soupe de fécule de maïs, puis rajouter dans la préparation sur le feu, et bien mélanger. La préparation épaissira très vite.

La fécule de maïs peut également remplacer les œufs, notamment pour faire la panure. Il suffit de la diluer avec de l’eau ou du lait végétal, et de tremper l’aliment dedans, avant de le rouler dans la chapelure.

2) des gâteaux sans œufs tu chériras

Il est tout à fait possible de faire des gâteaux sans œufs, et une fois le tour de main acquis, on se demandera pourquoi s’être entêté à utiliser des œufs jusqu’ici…
L’astuce la plus simple consiste à utiliser de la compote, ou de la banane écrasée (bien mûre), de la crème de soja, ou du tofu soyeux.

Le tofu soyeux ? Qu’est-ce que ce nom tout doux ? Il s’agit d’une variété de tofu tout mou, à la texture du flan, qui s’utilise beaucoup en cuisine végétale pour remplacer les œufs dans les tartes ou les gâteaux. Il permet de faire des gâteaux à la texture irréprochable. On en trouve en magasin bio, mais aussi en supermarché (mais cher), ou tout simplement en épicerie asiatique ou son prix défie toute concurrence (je paie le mien 0,90€ pour 380g…) – en épicerie asiatique, il est souvent présenté sous le nom de « tofu flan ». Le tofu japonais fera aussi l’affaire – l’important est que la texture soit très molle. Il s’oppose au tofu classique, plus ferme, qui fera une merveille en tofu brouillé (oui oui, comme les œufs brouillés… mais en tofu).

En fait, lorsque vous faites votre pâte à gâteau, si malgré tout votre pâte reste trop sèche, il suffit bien souvent de l’humidifier avec du lait de soja, ou de l’huile, pour lier la pâte, et hop !
Par exemple, ma recette de gâteau-type, que j’adapte selon les besoins et les envies, est la suivante :

– 250g de farine (ou 200g de farine + 50g de fécule de maïs)
– 100g de sucre (de canne de préférence)
– 100ml d’huile (au goût neutre, tournesol par exemple)
– au choix : 100g de compote, 100g de tofu soyeux, 200ml de crème de coco, une banane écrasée
– si besoin : 100 à 250ml de lait de soja
– 1 sachet de levure chimique ou de poudre à lever

Mélanger d’un côté les ingrédients secs, de l’autre les ingrédients liquides. Tout réunir dans un saladier et bien fouetter jusqu’à avoir un résultat homogène (utiliser un batteur électrique si besoin).

Cette recette est bien sûr adaptable, laissez libre cours à vos envies, en rajoutant du chocolat, des morceaux de fruits, de la poudre d’amande…

Voici une petite liste de liens de recettes de gâteaux, vers des blogs très chouettes que j’aime d’amour :

Gâteau marbré sur le blog de Lili’s Kitchen (une référence absolue!)
No-cheesecake coco-chocolat sur le blog des Petits Plats de Rose
banana bread sur le site de Jujube
muffin banane-chocolat sur le blog de La Valkyrie Végétarienne (une autre de mes références absolues!)
gâteau praliné, toujours sur le même blog que j’adore beaucoup passionnément
tarte aux pommes, encore sur le même blog (alias la recette la plus simple au monde)
Cookies, sur le blog Dans la Cuisine de Djanisse
Bûche chocolat châtaigne pour Noël qui approche, sur le blog de Ma Cuisine Végétalienne

(bon okay, y’a beaucoup de chocolats parmi tous ces liens, vous aurez sûrement compris que le chocolat est mon péché mignon…) N’hésitez pas à vous balader sur lesdits blogs pour trouver votre bonheur !

3) Un wok tu achèteras

Si mon wok était humain, je me marierai probablement avec, et ce, même si je ne compte pas me marier. Je l’utilise pour absolument tout, même pour ce qu’il ne devrait pas, c’est devenu ma poêle-casserole-wok-fait tout. C’est juste super utile ! En l’occurrence, pour faire des légumes sautés, ou des nouilles sautées, c’est juste magnifique, surtout quand on n’a pas envie de passer trop de temps en cuisine.

Il suffit de couper les légumes de son choix en julienne ou en petits morceaux, de les faire revenir quelques minutes dans un peu d’huile avec et de la sauce et hop ! Vous avez un super plat super bon prêt en 15 minutes à tout péter. Il suffit de rajouter du riz ou des nouilles dans le wok (cuites évidemment) et faire sauter le tout deux minutes et vous avez un plat nourrissant. Rajoutez des légumineuses (haricots rouges par exemple), ou bien des dés de tofu et vous voilà avec un repas complet. Franchement, courez acheter un wok, j’ai dû payer le mien 15 ou 20€, et je peux vous garantir que c’est un achat amplement mérité…

J’ai trouvé récemment la sauce ultime pour wok, c’est un peu devenu ma drogue, alors faites attention !
Il faut mélanger dans un bol :

2 cuillers à soupe de Tamari (c’est une variété de sauce soja, trouvable en magasin bio ou en épicerie asiatique) ou bien de sauce soja
1 cuiller à soupe de sirop d’agave (c’est du sucre liquide en moins calorique, vous pouvez mettre du sucre ‘normal’ si vous n’en avez pas, ou bien du sirop d’érable)
2 cuillers à soupe de mirin (c’est du vinaigre de riz japonais, vous en trouvez encore une fois en épicerie asiatique. Du vinaigre de riz peut faire l’affaire sinon).
1 cuiller à soupe de fécule de maïs (encore elle ! )
– facultatif, mais pour une décadence totale : une cuiller à soupe de purée d’amande ou de cacahuète, (attention, cela se mélangera moins bien avec du beurre de cacahuète), ou de tahini (purée de sésame). Vous trouvez le tout en magasin bio, au rayon « monde » de votre supermarché, ou en épicerie orientale (sauf pour la purée d’amandes qui ne se trouve qu’en magasin bio)
– de l’eau (de quoi remplir le bol de moitié/aux trois quarts)

Rajoutez cette sauce miam dans le wok avec les légumes et les nouilles/riz/whatever, mélanger jusqu’à ce que ça épaississe un peu, et servir immédiatement. C’est devenu un peu ma comfort-food du moment (le terme est à la mode non?), c’est tellement simple, bon, et rapide à la fois…

4) A végétaliser des recettes tu t’amuseras

Vous pensiez que devenir végétalien, c’était dire adieu aux lasagnes, gratins, pâtes bolo et autres hachis parmentiers ? Erreur ! Tous ces plats existent en version végétale ! Il suffit juste d’avoir un peu d’imagination et d’inventivité, et le tour est joué !

Pour remplacer le hachis de viande, plusieurs solutions existent. Vous pouvez acheter du hachis végétal tout prêt (le hachis Sojasun en supermarché par exemple), mais selon moi ce n’est vraiment pas la peine de dépenser des sous là-dedans. Il suffit simplement de mixer une boîte de lentilles ou de haricots rouges pour avoir exactement la même texture que le hachis ! Il suffit ensuite de l’intégrer telle quelle dans la préparation.

Vous pouvez également acheter des protéines de soja texturées, qui se vendent en magasin bio ou sur internet. Quelles que soient leur taille, leur utilisation est toujours la même : il faut les réhydrater 3 à 10 minutes selon la taille, dans de l’eau bouillante dans laquelle vous aurez mis un cube de bouillon de légumes, ou du miso, avec de la sauce soja. Une fois réhydratées, vous pouvez les faire revenir à la poêle ou bien les incorporer dans la recette. Les PST ne sont pas faites pour être mangées telles quelles : elles doivent être associées à un goût (sauce tomate, ma sauce magique de wok…), leur but est d’apporter une texture.

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Les produits laitiers se remplacent avec une facilité déconcertante : tout existe en version végétale, en grande surface et en magasin bio : laits végétaux (soja, riz, avoine, épeautre, noisette, amande…), crème (pour remplacer la crème fraîche) (de soja, de riz, de coco… -la crème de soja Auchan a une texture intéressante de ce point de vue, mi-liquide mi-solide), yaourts, beurre (la margarine- attention, quasiment TOUTES les margarines vendues dans le commerce ne sont pas végétales. En supermarché, la seule qui le soit est la Saint-Hubert Bio). Tous ces produits peuvent, bien sûr, s’intégrer dans les recettes. Ils ont la même propriété que leur homologues non-végans.

Même la viande se remplace facilement avec les simili-carnés, que l’on peut acheter (steaks de soja, escalopes de lupin…) ou faire soi-même. Au vu de la richesse de la cuisine végétale, il n’est pas intéressant de se ruiner en simili-carnés (car ces produits coûtent cher), on peut très bien manger sans, mais c’est bien de savoir que ça existe – ça peut rassurer au début, ou dépanner les jours de flemme.
On peut aussi tout faire soi-même : pour faire des steaks de légumineuses, il suffit par exemple de mixer une légumineuse, disons haricots rouges, et de la mélanger avec des condiments (oignons, ail…), des épices (cumin, paprika…), de la chapelure, un peu de farine, et en faire des boules à la main, que l’on roule dans la farine avant de les faire cuire à la poêle, 5 minutes de chaque côté. (si la préparation est trop sèche, il suffit de la « mouiller » avec de la sauce soja, ou même du ketchup).

Voici une petite liste de recettes « traditionnelles » revues à la sauce végane :

Gratin de pâtes sur le blog Interprétations Culinaires
Hachis Parmentier sur le blog de la Valkyrie Végétarienne (puisque je vous dis que son blog est génial!)
Steaks de lentilles sur Vegan Wiz
Crêpes sur Lili’s Kitchen (mon autre blog chouchou)
Lasagnes sur le site de Pigut, autre référence incontournable de la cuisine végétalienne
Tartiflette (sans l’odeur qui pue!) sur le site Véganisation
Gratin Dauphinois sur le site de VG-Zone, autre site incontournable
Gratin Dauphinois archi-simple sur le site de la Cuisine de Djanisse
Pâtes Bolognaise sur les Petits Plats de Rose
Pâtes à la Carbonara sur Ma Cusine Végétalienne
Quiche Lorraine sur le site d’Antigone XXI (qui donne pleins de recettes mais aussi pleins d’astuces pour remplacer ses produits d’hygiène et d’entretien par des produits faits-maison et écolos)
Tofu brouillé sur Lili’s Kitchen, des œufs brouillés… sans œufs !
Omelette sur le blog de Caska Mamanonyme – qui a dit qu’on ne faisait pas d’omelettes sans casser des œufs ?

Enfin, savez-vous que vous pouvez aisément remplacer le parmesan sur vos pâtes ? Il suffit pour cela d’un mélange composé en majorité de poudre d’amandes, auquel vous rajoutez de la levure maltée (aussi appelée levure de bière) et un peu de sel. Le goût n’est pas le même,mais il rend vite accro ! Pour les inconsolables du parmesan, vous pouvez acheter ce fromage végétal rapé sur Internet, au vrai goût de parmesan (et oui, tout est possible!), ou bien cette mozarella qui fond comme celle au lait de bufflonne !

5) De nouvelles saveurs tu découvriras

Végétaliser des recettes, c’est rigolo, mais la cuisine végane ne se contente pas d’adapter des recettes, elle en crée aussi ! En voici une petite sélection que j’affectionne particulièrement et qui se prêtent bien à l’automne :

Dâal de lentilles sur le blog d’Une Jeune Idiote – Un plat originaire d’Inde, simple et savoureux !
Curry de légumes au lait de coco sur Veganwiz. Alors le curry au lait de coco, (ou curry thaï), c’est une très grande histoire d’amour. J’en fais archi-souvent ! Pour une version simplifiée, il suffit de faire mijoter des légumes dans du lait de coco, de la crème de soja, avec beaaaaaaaaucoup de cumin et du curcuma, du sel et du poivre. (quand je dis beaucoup, c’est beaucoup, il faut que ça soit bien jaune!) Vous pouvez aussi mettre à la place des épices de la pâte de curry thaï (à trouver dans les épiceries asiatiques), mais attention à la dose, ça arrache sa maman !
Seitan sur Jardin Vegan. Ce n’est pas un plat à proprement parler : le seitan est en fait du gluten de blé, qui, une fois cuisiné, à la forme et la texture de la viande. Il s’utilise beaucoup dans la cuisine chinoise (vous en trouverez du tout préparé en épicerie asiatique sous le nom « gluten frit »). Vous pouvez en faire à partir de farine de blé, mais c’est très long. Le plus simple est de le préparer à partir de farine de gluten (trouvable en magasin bio ou sur internet).

Il existe également du seitan déjà tout préparé en magasin bio.

Il existe également du seitan déjà tout préparé en magasin bio.

Velouté de champignons sur Lili’s Kitchen. Je n’avais jamais goûté de soupe aux champignons avant très récemment, et quel délice ! Foncez sur cette recette toute simple et savoureuse !
Gaufres de pommes de terre sur le blog de Vegan Valkyrie (oui vous avez bien lu : gaufres de pommes de terre. Puisque je vous dis qu’on ose tout en cuisine végane!)
Salade lentilles, quinoa, crudités, sur Lili’s Kitchen
Risotto aux courges sur Lili’s Kitchen toujours
Boulettes de lentilles sur le blog de la Valkyrie Végétarienne (avec tout ça j’espère que vous irez y faire un tour!)

Enfin, faites un tour sur http://www.cuisinepop.com et sur http://www.veganwiz.fr/ , véritables annuaires de recettes véganes (et végétariennes).

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir un peu plus clair, et vous montrer que la cuisine végane n’est pas aussi tordue et inaccessible que ce qu’on pourrait croire. Il y a des recettes pour tous les niveaux et tous les goûts, et finalement, la seule limite est votre imagination (et votre motivation)… Avec ça, plus d’excuses du genre « j’aimerais bien être végane mais j’aime pas le tofu ! »

Avec Noël qui approche, n’oubliez pas que des alternatives au fois gras existent, notamment avec le faux-gras de Gaïa !

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Award et brownie (award au brownie?…)

Oyez oyez gentes demoiselles et damoiseaux, une fois n’est pas coutume, voici un article deux-en-un pour aujourd’hui ! D’une part parce que j’ai suivi une recette de brownie qui déchire les poulpes (en figuré, en vrai ça reste vegan ne vous inquiétez pas) et d’autre part parce que j’ai été tagguée pour les « Liebster Awards ». Mais késako me direz-vous?

Voici ce qu’il en est:

Qu’est ce qu’un Liebster Awards ?

Un Liebster Awards est un tag qui permet de faire connaître les nouveaux blogueurs de moins de 200 abonnées dans la blogosphère.

Comment ça marche ?

Chaque personne taguée doit écrire 11 choses sur elle.
La personne taguée doit répondre aux questions posées par la personne qui l’a taguée.
La personne taguée doit poser 11 questions aux personnes qu’elle va taguer.
La personne taguée doit taguer 11 blogueurs de moins de 200 abonnés.

Bon alors là arrive le moment où je dois écrire 11 choses sur moi… Mais, au nom du foin, POURQUOI ONZE? Je vous préviens, ça va sûrement être douloureux à lire mais ça sera un ramassis de conneries (y’avait qu’à pas mettre onze trucs, voilà.) Si vous voulez juste la recette de la vie éternelle, passez plus bas. (enfin, brownie quoi. La vie éternelle c’est surfait)

1) Je dis tout le temps le mot « foin », au point d’en avoir quasiment fait une religion et le nom de mon blog, parce que… … il n’y a absolument aucune raison en fait. (et celui qui me sort « c’est parce que t’es végétalienne/vegan et que ça bouffe que du foin ces gens-là » se prendra très doucement mon poing dans la figure)
2) J’ai une obsession malsaine pour les cheveux colorés. Plus la couleur est bizarre, plus j’adore. (ils sont à peu près rose en ce moment)
3) J’ai peur d’être poursuivie dans les escaliers, des nombrils, et de l’orage. Ca ne s’invente pas (et c’est totalement véridique).
4) J’aime bien expérimenter des choses culinairement, des fois c’est très discutable mais d’autres fois ça passe.
5) J’ai fait plusieurs années de japonais mais je serais bien incapable de tenir une discussion avec un japonais, pauvre de moi.
6) J’adore remettre au lendemain ce que je pourrais faire aujourd’hui.
7) Je chante souvent les paroles de chanson en déformant complètement le sens, et ce de façon complètement aléatoire (ça donne des choses du genre « C’est l’histoire du whisky » pour le Cycle de la Vie du Roi Lion)
8) J’aimerais me faire tatouer à peu près partout, mais je n’ai pas encore gagné au loto pour le faire (ou braqué des banques).
9) (allez, on y est presque!) Je finis rarement les livres que je commence alors que j’aime lire. (résultat: j’en ai une vingtaine qui s’accumulent sur mon étagère en quémandant désespérément un peu d’attention)
10) Je déteste faire des listes de ce genre. Ouaip.
11) Et comme j’aime pas le chiffre 11, je boude ce chiffre et je passe  à la suite :D

Allez, les réponses aux questions maintenant: (posée par Moineau du blog Idées en Vrac d’une petite Moineau )

  1. Mais pourquoi 11 ??? (vous avez deux heures)Mais oui, pourquoi?
  2. Regardez par la fenêtre : que voyez-vous ?Le ciel. Une palissade. Peut-être un chat qui essaye de se carapater.
  3. Avez-vous la télé (et pourquoi)  ?
    A peu près, mais elle sert surtout à regarder des films ou à jouer à la console. Elle est éteinte la plupart du temps sinon, parce que je n’aime pas trop qu’on lobotomise mon cerveau.
  4. Quand vous entendez « végétarien », quelle est la première pensée qui vous vient à l’esprit ?
    « animaux ». « tofu », « seitan ». … Oh mon dieu, je suis un cliché vivant.
  5. La première fois que vous avez eu un ordinateur devant vous, c’était quand ?
    Ouhlà, je ne serais pas capable de m’en rappeler !
  6. Qu’aimez-vous en ville ?La proximité de ce qu’on a besoin (fac, commerces, bouffe, transports)
  7. Qu’aimez-vous à la campagne ?
    Le calme, le cadre de vie.
  8. À quelles occasions allez-vous voter (tout le temps, seulement aux présidentielles/municipales/européennes/etc, vous aimeriez qu’on vous demande plus souvent votre avis…) ?
    Question piège ! Je vais m’abstenir de répondre :p
  9. C’est encore loin l’Amérique ?
    Ah ça c’est sûr !
  10. Liseuse ou livre traditionnel ?Livre papier ! Les liseuses ont certains avantages certes pratiques mais qui ne supplanteront jamais le livre traditionnel, à mon humble avis.
  11. Un(e) artiste que vous aimeriez me faire découvrir ? les travaux du tatoueur Encre Mécanique que j’ai découvert récemment, c’est de toute bôôôté.

Bon, à mon tour de poser des questions:

1) Es-tu végétarien(ne)/végétalien(ne)/vegan? Pourquoi?
2) Rouge ou bleu?
3) Thé ou café? ou rhum?
4) Piercing ou tatouage?
5) Le pays que tu aimerais visiter ?
6) Le métier que tu aurais bien aimé faire?
7) La langue que tu aimerais apprendre?
8) Le plat que tu détestes?
9) Foin ou gazon?
10) Livre ou film?
11) Jeu de baston ou RPG?

Ca sera au tour de Candeur Verte, La végé du quartier ouvrier, Le Blog de Zelda, C’est pas nous qui marchons pas droit, c’est le monde qui va de travers. Et ça sera tout pour le moment vu que les autres blogs que j’aime bien consulter sont déjà tous taggués (ouin).

Et Maintenant…. Place au Brownie !

SO MUCH CHOCOLATE I'M GONNA DIE

SO MUCH CHOCOLATE I’M GONNA DIE

Je suis tombée sur une recette audacieuse de brownies, à base de … haricots rouges. Oui oui vous avez bien lu. Mais ne vous inquiétez pas, le résultat n’est pas DU TOUT bizarre, au contraire vous aboutirez au brownie le plus fondant de l’univers (ou presque).

Aimant les expériences un peu pittoresques, j »ai suivi cette recette enchanteresse venant tout droit du blog de La Cuisine de la Fille aux Cheveux Rouges, et le résultat en vaut la chandelle. Au lieu de mettre du cacao, j’ai mis une tablette de 200g (oui, outch) de chocolat noir pâtissier, pour un résultat à forte teneur chocolatée. Je l’ai également fait cuire un peu plus longtemps (environ 45 minutes), mais moins aurait très bien pu faire l’affaire puisque c’est le passage au réfrigérateur qui donne sa consistance ferme et fondante à la fois au brownie.

Ah par contre, vous avez intérêt à aimer la banane, car au goût les deux bananes écrasées ressortent beaucoup! Mais bon, le duo chocolat-banane méritant d’être sanctifié, cela ne devrait pas poser trop de problèmes aux plus gourmands d’entre vous.

Et hop, vous avez le droit au petit bentô cochon en prime.

Et hop, vous avez le droit au petit bentô cochon en prime.

Paix et amour les gens, le prochain article parlera très très certainement de féminisme, mais je me tâte encore sur le sujet, il y a tellement de choses à dire… TRES probablement de la culture du viol ou de slut-shaming (j’en entends tellement parfois, que je devrais en faire une compilation), mais je n’en dis pas plus, je ne veux pas faire de l’ombre à mes brownies.

Végétarienne depuis deux mois, je vais bien, merci.

Bon, okay, il est trop tôt pour dire si j’ai des carences, si j’ai gagné en énergie ou si je suis devenue une chose encore plus amorphe qu’avant, mais je me suis aperçue d’une chose : on peut avoir des carences même en n’étant pas végétarien. D’ailleurs, tout le monde s’en fiche de son bien-être nutritionnel quand on est omnivore, tout le monde s’en fiche de varier ses repas, de manger équilibré, et tout le toutim. Moi la première, cela n’a jamais été une préoccupation majeure. Je connais quasiment personne dans mon entourage qui s’efforce de manger des légumes à chaque repas, et je ne vois personne les avertir d’une voix sermonneuse d’un très lourd « attention ! tu vas avoir des carences ! » car oui, surprise, on n’est pas en bonne santé en ne bouffant que le sempiternel steak-frites !

Donc non braves gens, les végétariens n’ont pas le monopole des carences. En fait, l’équilibre alimentaire peut tout à fait être atteint, sans effort majeur, et parmi les nombreux blogs traitant de végétarisme, la plupart disent être en meilleure forme depuis qu’ils sont devenus végétariens. Pour ma part, le cliché étudiant que je suis fait que je ne passe pas des heures à faire mijoter de bons petits plats, donc je serais mal placée pour faire la morale, néanmoins, je dois quand même noter que je m’intéresse beaucoup plus à ce que je mange depuis que je suis végétarienne. Je pioche dans les recettes de livres de cuisine, sur Internet, j’essaye de tenter des expériences culinaires parfois pas très concluantes, ma consommation de légumes a été multipliée par quinze, j’ai découvert des aliments que je ne connaissais pas, bref, je varie mes plats et je suis très loin du monotone pâtes-sauce tomate que je baffrais tous les jours ou presque depuis que je suis étudiante.


J’aime les lapinous donc j’en mange pas.

 

Si jamais des gens se posent la question, il n’est pas très difficile de devenir végétarien, le tout est d’être bien informé. Pour ma part, j’ai d’abord commencé par réduire fortement ma consommation de viande et de poisson, il y a quelques mois de cela. Réduire ma consommation n’a pas été bien compliqué : ayant un budget d’étudiante, sans frigo pendant un bout de temps, ce n’était pas comme si je mangeais de la viande tous les jours (voire toutes les semaines). En fait, ne plus acheter de viande a été facile, je n’en achetais de toute façon quasiment jamais. Le plus difficile, c’était plutôt quand je faisais des sorties, je me suis vite rendue compte que dans la ville où je vis (qui est pourtant bien massive), des restaurants proposant des plats sans viande ni poisson, il n’y en avait pas des masses. J’étais également une accro de la junk-food (ce que je suis toujours d’ailleurs, mais en mode végé), et j’avais beaucoup de mal à résister à l’appel du fast-food… (quand on habite à côté ça n’arrange rien)

Aussi étrange que cela puisse paraître, maintenant que je suis totalement végétarienne, je me suis aperçue que le plus dur n’était pas d’arrêter totalement viande et poisson, mais au contraire de continuer à en manger de temps en temps… Sensibilisée à la cause animale, je culpabilisais dès que je mangeais de la viande, j’avais l’impression d’être sans cesse au régime, comme quand vouloir perdre du poids nous fait culpabiliser dès qu’on craque…

Je me suis donc fixée une date butoir à laquelle je renoncerai totalement aux steaks, sushis et autres Mac-d’os, et… je m’y suis tout bêtement tenue. Arrêter de manger des animaux morts a été un soulagement. (J’entends déjà les rageux rire de l’expression, mais excusez-moi, de la viande c’est rien de plus qu’un morceau de cadavre, que vous le vouliez ou non :) ) Je n’éprouve ni frustration, ni regret, ma cuisine s’améliore de jour en jour, et je suis toujours aussi gourmande (bon, d’accord, je suis toujours aussi gueularde – le premier qui a dit qu’être végétarien rendait mince ne sait visiblement pas de quoi il parle!)

LégumesOui, les légumes ça peut être bon et savoureux tu peux pas test.

 

Bref, je n’ai jamais autant été satisfaite de manger que depuis que je suis végétarienne (y’a quelque chose qui cloche avec cette phrase mais passons). Je compte bien passer vegan sous peu, surtout depuis que j’ai appris que de nombreux fromages, yaourts, mais aussi desserts, Nutella*, et autres cochonneries contenaient de la présure animale. J’en reparlerai dans un prochain article, ça mérite un peu plus de précisions.

Prochaine étape donc, réduire la junk-food dont je suis toujours accro, tels que biscuits, gâteaux tout faits achetés en grande surface, tout ces machins pleins de trucs bizarres dont on n’est pas capable de définir la moitié des ingrédients.

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*Dans la mesure où le lactosérum contient de la présure animale, j’ai décidé de virer de mon alimentation tout produit en contenant. (Je ne sais pas s’il est possible de faire du lactosérum avec de la présure végétale, mais de toute façon vu que rien n’est indiqué sur les étiquettes, autant éviter dans tous les cas par précaution)

Dans les prochains articles, quelques mises au point sur la présure donc, quelques raisons pour devenir végé, des recettes aussi, des suggestions de blogs ou d’articles sympas.

Paix, amour, et beaucoup de foin pour les lapinous \o/ Si vous laissez un commentaire sympa je vous offre un bébé chat.