Neuroatypie et militantisme

 

Bonjour, après des mois de non-activité, me revoici pour un article qui risque d’être plus personnel que militant, mais soit, je pense que j’en ai besoin.

Il y a environ un an, j’avais publié un article. Où je disais que je refusais la complaisance face à l’oppression. Par complaisance, je disais le refus de se taire quand j’entends un propos oppressif, et réaffirmer ma position antispéciste, notamment en refusant de laisser les carnistes dans leur œillères et leur rappeler, que oui, ils participent au massacre, qu’ils en aient conscience ou non, et qu’on ne peut respecter les animaux si on paie quelqu’un pour les tuer afin de les manger.

Durant cette période, je me suis pleinement affirmé en tant que vegan abolitionniste. C’était, et c’est toujours, la seule position morale et éthique à mes yeux. Je ne vais pas expliquer de long en large et en travers le pourquoi du comment, pleins de gens le font beaucoup mieux que moi.

Puis, en août dernier, j’ai fait mon coming-out non-binaire. J’en ai également un peu parlé sur mon blog, de mes interrogations et de ma légitimité à faire partie de la communauté trans. (Spoiler : oui je suis trans, et oui les non-binaires ONT leur place dans les trans’identités). Pour celleux qui ont suivi le shitstorm qui a suivi sur la petite sphère militante vegan féministe, ça a été un coup dur. Je me suis aperçu qu’on pouvait être militant-e et se gourer totalement. Qu’on pouvait même être féministe et dire à des personnes trans qu’elles ne sont pas victimes d’oppressions (re-spoiler : si).

A partir de là, la désillusion n’a fait que s’agrandir. Je ne savais plus qui croire, vers qui me tourner. J’ai perdu énormément d’ami-es et de relations depuis que je me revendique militant-e, du fait de mon refus de tolérer l’intolérable.

Et maintenant, et bien, je suis épuisé.

Je suis épuisé de me battre contre des moulins à vent, contre la mauvaise foi, contre la violence et la méchanceté des gens. Je suis vidé de toutes mes forces. Oui, le militantisme a exacerbé cette partie haineuse de moi qui est perpétuellement en colère. J’ai été en colère, tellement en colère, de devoir justifier mon existence, de devoir justifier l’existence des animaux non-humains, en permanence, non-stop, et me prendre des coups en retour, sans cesse, de la part même de prétendus allié-es.

Ca m’a atteint jusqu’à la moelle et maintenant je suis une coquille d’être humain pleine de rancœur et de tristesse. La violence de ce monde, je n’arrive plus à la gérer. Je bloque, c’est fini, c’est total.

Mais c’est trop tard pour faire marche arrière. Je ne peux plus remettre ces œillères que j’ai enlevées, je ne peux plus me dire « mais si voyons, remangeons du cadavre, tout va bien ! », ou bien « je suis une femme, je suis juste un peu garçon manqué ! ». Ce n’est plus possible.

Quand on s’engage il n’y a plus de marche arrière, et j’y ai investi chaque centimètre carré de mon âme. Jusqu’à la perdre. Jusqu’à oublier ce que c’était de vivre dans le vrai monde, pas celui des Social Justice Warrior sur Internet, celui où tu te prends des claques dans la gueule, méchamment, dès que tu sors de chez toi, dès que tu parles à des gens.

Alors je craque. Je me roule en boule chez moi et j’attends que la violence du monde s’atténue, ou bien que j’arrive à la gérer. J’attends de voir comment on se comporte avec d’autres humains qui n’ont pas encore parcouru entièrement le chemin de la déconstruction, quelles que soient leur raison. Je ne sais plus comment réagir dans le vrai monde. Je ne suis plus vivre dans la vraie vie. La vraie vie m’agresse.

Je souffre de dépression depuis très longtemps. Depuis presque quinze années. Avec des hauts et des bas. Parfois de grosses périodes de répit, de plusieurs mois, voire d’un ou deux ans. Et je crois que c’est cette hyperémotivité qui m’a poussé à m’engager,  à militer, à me battre coûte que coûte, pour ne plus baisser les bras.

Mais maintenant, et bien, je n’y arrive plus. J’abandonne. Je suis usé.

Le militantisme n’est pas et ne sera jamais à la portée de tout le monde. Oh bien sûr, je connais un tas de neuroatypiques militants. Mais j’en connais un tas que le militantisme a bousillé aussi. Je fais partie du lot.

Je suis vivant, et c’est tant mieux. Mais quelque part, oui, je suis devenu aigri et méchant. Pour me protéger. Pour survivre.

Est-ce que je suis capable de continuer à militer ? Est-ce que prendre une pause fait de moi une mauvaise personne ? Est-ce que les gens que j’ai blessés par militantisme évolueront ? Est-ce que je n’ai pas juste perdu mon temps, mon énergie, mes amours et mes ami-es ? Est-ce que le militantisme m’a rendu mauvais ? Ai-je fait les bons choix ?

Je suis juste fatigué.

Alors, je ne sais pas comment les choses se dérouleront par la suite. Peut-être que ce blog va juste devenir un blog random où il ne se passera plus rien de politique. Peut-être pas. En attendant, je vais essayer de me soigner et d’aller mieux.

Je vous souhaite de prendre soin de vous et de vous battre pour ce qui est juste. Mais de ne pas vous perdre en chemin.

Sur ce, je vais aller faire un câlin à mon chat qui m’aime quoiqu’il arrive et que j’aime quoi qu’il arrive.

 

 

 

 

 

Non-binarité, mon vécu et son lien avec le sexisme

Il n’a jamais vraiment été question de traiter de la question de la non-binarité sur ce blog, tout simplement car je n’étais pas légitime à en parler puisque je me considérais comme cis. Du moins c’est ce que je pensais.

Le problème, c’est que je ne suis pas vraiment sûre de l’être, cis. Tant que je me contentais de me positionner d’un point de vue strictement binaire, c’était certes évident : je suis née assignée de sexe féminin, je ne me suis jamais identifiée en tant que garçon, je n’ai jamais voulu être un garçon (quoique, j’y reviendrai plus tard). Donc sexe biologique = identité de genre = femme = cis. CQFD.

Néanmoins, il est impossible de raisonner uniquement en terme de binarité homme/femme, tout simplement car il y a une multitude de personnes ne se retrouvant dans aucune de ces étroites catégories… Qui sont, je le rappelle, socialement construites. Certes il y a des êtres humains dotés d’un pénis et d’autres dotés d’une vulve (il y a aussi des êtres humains qui sont dotés d’un peu ou de beaucoup des deux à la fois). Néanmoins c’est nous qui leur donnons du sens en les étiquetant « homme » d’un côté et « femme » de l’autre. Nous aurions pu diviser l’humanité sur d’autres critères biologiques, la couleur des cheveux, la taille… Or pas de chance pour les individus classés « femmes », c’est sur le critère du sexe que cette division devenue indiscutable s’est établie. Cette division a débouché sur un classement hiérarchique, et tadam ! le patriarcat est né en plaçant la catégorie « femmes » sous la domination masculine. Mais tel n’est pas le sujet de cet article et je m’excuse d’avance des raccourcis simplistes, si vous voulez plus de précision sur la construction sociale homme/femme, je vous invite à lire l’introduction et le premier chapitre du manuel Introduction aux études sur le genre (et lisez tout le bouquin tant qu’à faire).

Du coup, si l’on s’interroge sur son identité de genre en gardant en tête qu’il n’y a pas seulement « l’homme » ou « la femme », mais des hommes et des femmes et des individus ni hommes ni femmes, ou bien les deux à la fois… On se rend compte qu’il y a en fait une multitude de genres et de possibilités – j’ai presque envie de dire qu’il y a autant de possibilités qu’il y a d’individus -.

Je pense que le sexisme et la cisnormativité altère notre conscience de notre identité. Combien de fois j’ai pu dire en rigolant (ou pas d’ailleurs) que je n’étais pas une vraie fille parce que je n’aimais pas les vêtements trop féminins ni les activités habituellement considérées comme réservées aux femmes ? Or, depuis quand être une femme se réduit à porter une robe ou bien aimer acheter des vêtements ? Pendant longtemps, j’ai été incapable de me définir comme appartenant à la catégorie femme. Ado, faute de connaître un vocabulaire adapté, faute de savoir qu’il était possible de dépasser le spectre homme/femme, je me disais souvent que j’étais asexuée. Pas dans le sens où je n’avais ni organes sexuels ni libido, mais dans le sens où je ne me reconnaissais pas dans ces catégories où je me sentais forcée d’appartenir.

Le sexisme a un rôle énorme à jouer là-dedans : comment se définir en tant que femme, quand ce qui est perçu comme féminin est dévalorisé, jugé inférieur, futile et sans importance ? J’avais intériorisé le sexisme ambiant dans lequel nous grandissons tous-tes. Moi aussi je méprisais les filles, je les trouvais futiles à parler de garçons, de ne s’intéresser qu’au shopping et à lire des magazines féminins ridicules. Quand j’étais toute jeune ado, il n’était même pas possible pour moi de penser qu’une fille qui adore les vêtements puisse aussi adorer autre chose, puisse être autre chose qu’un être humain sans intérêt. Être féminine et aimer les jeux vidéo ? Pff, ridicule ! Elle ment, elle dit ça pour s’attirer les bonnes grâces des mecs ! Oui, inutile de dire qu’à douze-treize ans j’étais imbuvable. Je suis probablement passée à côté de belles amitiés à cause de ces préjugés qu’on nous incombe à la louche.

Dans ces conditions où le féminin n’est réduit à rien de sérieux, voire est haï et haïssable, comment accepter d’être de genre féminin ? Pour moi, c’était insupportable. J’étais incapable de correspondre aux clichés qu’on attendait de mon genre, ce qui a forcément abouti au fait que je haïssais profondément être de sexe féminin. Inutile de dire donc que je me haïssais et que je haïssais mon corps (qui a eu la bonne idée de faire une puberté précoce – à douze ans j’avais déjà à peu de différences près un corps de femme adulte). Du coup, me dire que j’étais asexuée, c’était un peu mon échappatoire, mon moyen de nier mon corps qui changeait et surtout, surtout, NE PAS ETRE UNE FILLE. Être une fille c’est être faible, c’est être dépendante des garçons, c’est être nulle. Je ne voulais pas ça, à aucun prix.

Néanmoins, je n’ai jamais vraiment voulu être un garçon. J’ai déjà envié les garçons de pouvoir être plus libres que les filles (je me souviens d’une fois où, toute jeune, huit ou neuf ans à peine, à une réunion de famille, tous mes cousins sont allés jouer dehors. Mais moi, on m’avait forcé de porter une jupe alors que je détestais ça. Je ne suis pas allée jouer avec mes cousins comme d’habitude ce jour-là, car j’avais honte de mes habits de fille dans lesquels je n’étais pas libre de courir à ma guise, sans être gênée par le vêtement. La jupe est un fourreau qui entrave la liberté de mouvement. J’ai conçu très tôt qu’une jupe (ou une robe) assigne surtout une femme à sa place supposée : assise, à l’intérieur, sage, sans mouvement brusque (de peur de faire remonter le tissu)… Sans que cela soit bien conscient, j’ai catégoriquement refusé de porter des jupes et des robes jusqu’à très très récemment.).

Si j’avais grandi dans une société égalitaire, mon vécu lié à mon identité de genre aurait-il été le même ? Est-ce que j’ai bel et bien détesté être une femme car nous vivons dans une société qui continue de détester les femmes ?

Passée la délicate étape de l’adolescence, et jusqu’il n’y a pas très longtemps, soit je ne me posais pas la question, soit la réponse coulait de source : je suis une femme, quand bien même je ne corresponds pas aux clichés liés à la féminité. Néanmoins, encore aujourd’hui, après mes quelques années de lecture féministes et/ou sur le genre, je ne peux m’empêcher de ressentir un malaise face à cette affirmation. Je suis une femme, oui, mais…

Je ne peux plus me cacher derrière l’excuse du sexisme intériorisé : j’ai pleine conscience qu’il n’y a aucun mal à être une femme, qu’il n’y a pas d’activité ou de passe-temps « féminins » ni « masculins », qu’on peut être un mec et aimer se maquiller, on peut être une femme et roter en buvant de la bière, et que les activités ou loisirs traditionnellement assignés aux femmes tels que le maquillage ou le shopping ne sont pas plus superficiels qu’autre chose.

Je suis une femme, mais pas que. La non-binarité existe et s’il est encore trop tôt pour moi pour m’identifier en tant que tel, la catégorie « femme » reste trop étroite pour moi, quand bien même j’aurais balayé tout le sexisme devant ma porte. Je ne me suis jamais identifiée en tant que mec, et cela ne m’arrivera probablement jamais. Néanmoins, je me rends compte que la neutralité, peut-être pas tout le temps certes, est une identité dans laquelle je me reconnais cependant le plus. Je me considère souvent en tant que femme, mais il y a aussi une bonne partie du temps ou je me considère comme neutre. Je m’interroge et me dis que même si je ne suis peut-être pas 100 % neutre, je ne suis pas non plus 100 % femme. Être identifiée en tant que femme me fatigue souvent, je préférerais qu’on arrête tout simplement de penser à moi en tant que femme mais en tant qu’individu.

La question est difficile, et je suis incapable de trouver une réponse pour le moment. Être femme me fatigue-t-il à cause du sexisme que je me prends nécessairement dans la gueule, ou bien est-ce plus profond ? N’est-il pas légitime pour tout le monde de vouloir être perçu comme un individu avant d’être réduit à son genre ?

Je voudrais pouvoir emmerder profondément les normes genrées et la binarité homme/femme et vivre ma vie comme je l’entends sans me coller aucune étiquette, mais évidemment c’est naïf et impossible dans une société où être cis (et hétéro) est la norme, c’est impossible qu’on me fiche la paix vis-à-vis de mon genre quand on me renvoie sans cesse celui-ci au visage.

Ainsi, pour le moment, où je n’en suis finalement qu’à la genèse d’une réflexion qui nécessite des approfondissements, et où je continue de percevoir des avantages en tant que cis (ou supposée cis), je ne peux m’identifier en tant que non-binaire, j’aurais l’impression d’insulter celleux pour qui s’assumer en tant que tel relève du défi quotidien. Je n’ai pas envie de faire du « gender-blind » et dire « je m’en fiche du genre on est tous pareil chacun fait ce qu’il veut s’identifie à ce qu’il veut et tout est simple dans le meilleur des mondes tralala youpi » car c’est faux, dire cela en tant que cis c’est juste indécent pour les personnes trans et non-binaires.

Cet article n’aura pas vraiment eu le mérite d’y voir plus clair pour moi, néanmoins il pose une base de réflexion qui me semblait nécessaire dans ma vie, là et maintenant. J’ai surtout parlé de mon vécu, et quand je ne parle pas de mon vécu j’ose espérer n’avoir pas dit de la merde. S’il y a des personnes concernées qui ont été blessées par des paroles problématiques, n’hésitez pas à me le signaler et je rectifierai si besoin.

Award et brownie (award au brownie?…)

Oyez oyez gentes demoiselles et damoiseaux, une fois n’est pas coutume, voici un article deux-en-un pour aujourd’hui ! D’une part parce que j’ai suivi une recette de brownie qui déchire les poulpes (en figuré, en vrai ça reste vegan ne vous inquiétez pas) et d’autre part parce que j’ai été tagguée pour les « Liebster Awards ». Mais késako me direz-vous?

Voici ce qu’il en est:

Qu’est ce qu’un Liebster Awards ?

Un Liebster Awards est un tag qui permet de faire connaître les nouveaux blogueurs de moins de 200 abonnées dans la blogosphère.

Comment ça marche ?

Chaque personne taguée doit écrire 11 choses sur elle.
La personne taguée doit répondre aux questions posées par la personne qui l’a taguée.
La personne taguée doit poser 11 questions aux personnes qu’elle va taguer.
La personne taguée doit taguer 11 blogueurs de moins de 200 abonnés.

Bon alors là arrive le moment où je dois écrire 11 choses sur moi… Mais, au nom du foin, POURQUOI ONZE? Je vous préviens, ça va sûrement être douloureux à lire mais ça sera un ramassis de conneries (y’avait qu’à pas mettre onze trucs, voilà.) Si vous voulez juste la recette de la vie éternelle, passez plus bas. (enfin, brownie quoi. La vie éternelle c’est surfait)

1) Je dis tout le temps le mot « foin », au point d’en avoir quasiment fait une religion et le nom de mon blog, parce que… … il n’y a absolument aucune raison en fait. (et celui qui me sort « c’est parce que t’es végétalienne/vegan et que ça bouffe que du foin ces gens-là » se prendra très doucement mon poing dans la figure)
2) J’ai une obsession malsaine pour les cheveux colorés. Plus la couleur est bizarre, plus j’adore. (ils sont à peu près rose en ce moment)
3) J’ai peur d’être poursuivie dans les escaliers, des nombrils, et de l’orage. Ca ne s’invente pas (et c’est totalement véridique).
4) J’aime bien expérimenter des choses culinairement, des fois c’est très discutable mais d’autres fois ça passe.
5) J’ai fait plusieurs années de japonais mais je serais bien incapable de tenir une discussion avec un japonais, pauvre de moi.
6) J’adore remettre au lendemain ce que je pourrais faire aujourd’hui.
7) Je chante souvent les paroles de chanson en déformant complètement le sens, et ce de façon complètement aléatoire (ça donne des choses du genre « C’est l’histoire du whisky » pour le Cycle de la Vie du Roi Lion)
8) J’aimerais me faire tatouer à peu près partout, mais je n’ai pas encore gagné au loto pour le faire (ou braqué des banques).
9) (allez, on y est presque!) Je finis rarement les livres que je commence alors que j’aime lire. (résultat: j’en ai une vingtaine qui s’accumulent sur mon étagère en quémandant désespérément un peu d’attention)
10) Je déteste faire des listes de ce genre. Ouaip.
11) Et comme j’aime pas le chiffre 11, je boude ce chiffre et je passe  à la suite :D

Allez, les réponses aux questions maintenant: (posée par Moineau du blog Idées en Vrac d’une petite Moineau )

  1. Mais pourquoi 11 ??? (vous avez deux heures)Mais oui, pourquoi?
  2. Regardez par la fenêtre : que voyez-vous ?Le ciel. Une palissade. Peut-être un chat qui essaye de se carapater.
  3. Avez-vous la télé (et pourquoi)  ?
    A peu près, mais elle sert surtout à regarder des films ou à jouer à la console. Elle est éteinte la plupart du temps sinon, parce que je n’aime pas trop qu’on lobotomise mon cerveau.
  4. Quand vous entendez « végétarien », quelle est la première pensée qui vous vient à l’esprit ?
    « animaux ». « tofu », « seitan ». … Oh mon dieu, je suis un cliché vivant.
  5. La première fois que vous avez eu un ordinateur devant vous, c’était quand ?
    Ouhlà, je ne serais pas capable de m’en rappeler !
  6. Qu’aimez-vous en ville ?La proximité de ce qu’on a besoin (fac, commerces, bouffe, transports)
  7. Qu’aimez-vous à la campagne ?
    Le calme, le cadre de vie.
  8. À quelles occasions allez-vous voter (tout le temps, seulement aux présidentielles/municipales/européennes/etc, vous aimeriez qu’on vous demande plus souvent votre avis…) ?
    Question piège ! Je vais m’abstenir de répondre :p
  9. C’est encore loin l’Amérique ?
    Ah ça c’est sûr !
  10. Liseuse ou livre traditionnel ?Livre papier ! Les liseuses ont certains avantages certes pratiques mais qui ne supplanteront jamais le livre traditionnel, à mon humble avis.
  11. Un(e) artiste que vous aimeriez me faire découvrir ? les travaux du tatoueur Encre Mécanique que j’ai découvert récemment, c’est de toute bôôôté.

Bon, à mon tour de poser des questions:

1) Es-tu végétarien(ne)/végétalien(ne)/vegan? Pourquoi?
2) Rouge ou bleu?
3) Thé ou café? ou rhum?
4) Piercing ou tatouage?
5) Le pays que tu aimerais visiter ?
6) Le métier que tu aurais bien aimé faire?
7) La langue que tu aimerais apprendre?
8) Le plat que tu détestes?
9) Foin ou gazon?
10) Livre ou film?
11) Jeu de baston ou RPG?

Ca sera au tour de Candeur Verte, La végé du quartier ouvrier, Le Blog de Zelda, C’est pas nous qui marchons pas droit, c’est le monde qui va de travers. Et ça sera tout pour le moment vu que les autres blogs que j’aime bien consulter sont déjà tous taggués (ouin).

Et Maintenant…. Place au Brownie !

SO MUCH CHOCOLATE I'M GONNA DIE

SO MUCH CHOCOLATE I’M GONNA DIE

Je suis tombée sur une recette audacieuse de brownies, à base de … haricots rouges. Oui oui vous avez bien lu. Mais ne vous inquiétez pas, le résultat n’est pas DU TOUT bizarre, au contraire vous aboutirez au brownie le plus fondant de l’univers (ou presque).

Aimant les expériences un peu pittoresques, j »ai suivi cette recette enchanteresse venant tout droit du blog de La Cuisine de la Fille aux Cheveux Rouges, et le résultat en vaut la chandelle. Au lieu de mettre du cacao, j’ai mis une tablette de 200g (oui, outch) de chocolat noir pâtissier, pour un résultat à forte teneur chocolatée. Je l’ai également fait cuire un peu plus longtemps (environ 45 minutes), mais moins aurait très bien pu faire l’affaire puisque c’est le passage au réfrigérateur qui donne sa consistance ferme et fondante à la fois au brownie.

Ah par contre, vous avez intérêt à aimer la banane, car au goût les deux bananes écrasées ressortent beaucoup! Mais bon, le duo chocolat-banane méritant d’être sanctifié, cela ne devrait pas poser trop de problèmes aux plus gourmands d’entre vous.

Et hop, vous avez le droit au petit bentô cochon en prime.

Et hop, vous avez le droit au petit bentô cochon en prime.

Paix et amour les gens, le prochain article parlera très très certainement de féminisme, mais je me tâte encore sur le sujet, il y a tellement de choses à dire… TRES probablement de la culture du viol ou de slut-shaming (j’en entends tellement parfois, que je devrais en faire une compilation), mais je n’en dis pas plus, je ne veux pas faire de l’ombre à mes brownies.

Végétarienne depuis deux mois, je vais bien, merci.

Bon, okay, il est trop tôt pour dire si j’ai des carences, si j’ai gagné en énergie ou si je suis devenue une chose encore plus amorphe qu’avant, mais je me suis aperçue d’une chose : on peut avoir des carences même en n’étant pas végétarien. D’ailleurs, tout le monde s’en fiche de son bien-être nutritionnel quand on est omnivore, tout le monde s’en fiche de varier ses repas, de manger équilibré, et tout le toutim. Moi la première, cela n’a jamais été une préoccupation majeure. Je connais quasiment personne dans mon entourage qui s’efforce de manger des légumes à chaque repas, et je ne vois personne les avertir d’une voix sermonneuse d’un très lourd « attention ! tu vas avoir des carences ! » car oui, surprise, on n’est pas en bonne santé en ne bouffant que le sempiternel steak-frites !

Donc non braves gens, les végétariens n’ont pas le monopole des carences. En fait, l’équilibre alimentaire peut tout à fait être atteint, sans effort majeur, et parmi les nombreux blogs traitant de végétarisme, la plupart disent être en meilleure forme depuis qu’ils sont devenus végétariens. Pour ma part, le cliché étudiant que je suis fait que je ne passe pas des heures à faire mijoter de bons petits plats, donc je serais mal placée pour faire la morale, néanmoins, je dois quand même noter que je m’intéresse beaucoup plus à ce que je mange depuis que je suis végétarienne. Je pioche dans les recettes de livres de cuisine, sur Internet, j’essaye de tenter des expériences culinaires parfois pas très concluantes, ma consommation de légumes a été multipliée par quinze, j’ai découvert des aliments que je ne connaissais pas, bref, je varie mes plats et je suis très loin du monotone pâtes-sauce tomate que je baffrais tous les jours ou presque depuis que je suis étudiante.


J’aime les lapinous donc j’en mange pas.

 

Si jamais des gens se posent la question, il n’est pas très difficile de devenir végétarien, le tout est d’être bien informé. Pour ma part, j’ai d’abord commencé par réduire fortement ma consommation de viande et de poisson, il y a quelques mois de cela. Réduire ma consommation n’a pas été bien compliqué : ayant un budget d’étudiante, sans frigo pendant un bout de temps, ce n’était pas comme si je mangeais de la viande tous les jours (voire toutes les semaines). En fait, ne plus acheter de viande a été facile, je n’en achetais de toute façon quasiment jamais. Le plus difficile, c’était plutôt quand je faisais des sorties, je me suis vite rendue compte que dans la ville où je vis (qui est pourtant bien massive), des restaurants proposant des plats sans viande ni poisson, il n’y en avait pas des masses. J’étais également une accro de la junk-food (ce que je suis toujours d’ailleurs, mais en mode végé), et j’avais beaucoup de mal à résister à l’appel du fast-food… (quand on habite à côté ça n’arrange rien)

Aussi étrange que cela puisse paraître, maintenant que je suis totalement végétarienne, je me suis aperçue que le plus dur n’était pas d’arrêter totalement viande et poisson, mais au contraire de continuer à en manger de temps en temps… Sensibilisée à la cause animale, je culpabilisais dès que je mangeais de la viande, j’avais l’impression d’être sans cesse au régime, comme quand vouloir perdre du poids nous fait culpabiliser dès qu’on craque…

Je me suis donc fixée une date butoir à laquelle je renoncerai totalement aux steaks, sushis et autres Mac-d’os, et… je m’y suis tout bêtement tenue. Arrêter de manger des animaux morts a été un soulagement. (J’entends déjà les rageux rire de l’expression, mais excusez-moi, de la viande c’est rien de plus qu’un morceau de cadavre, que vous le vouliez ou non :) ) Je n’éprouve ni frustration, ni regret, ma cuisine s’améliore de jour en jour, et je suis toujours aussi gourmande (bon, d’accord, je suis toujours aussi gueularde – le premier qui a dit qu’être végétarien rendait mince ne sait visiblement pas de quoi il parle!)

LégumesOui, les légumes ça peut être bon et savoureux tu peux pas test.

 

Bref, je n’ai jamais autant été satisfaite de manger que depuis que je suis végétarienne (y’a quelque chose qui cloche avec cette phrase mais passons). Je compte bien passer vegan sous peu, surtout depuis que j’ai appris que de nombreux fromages, yaourts, mais aussi desserts, Nutella*, et autres cochonneries contenaient de la présure animale. J’en reparlerai dans un prochain article, ça mérite un peu plus de précisions.

Prochaine étape donc, réduire la junk-food dont je suis toujours accro, tels que biscuits, gâteaux tout faits achetés en grande surface, tout ces machins pleins de trucs bizarres dont on n’est pas capable de définir la moitié des ingrédients.

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*Dans la mesure où le lactosérum contient de la présure animale, j’ai décidé de virer de mon alimentation tout produit en contenant. (Je ne sais pas s’il est possible de faire du lactosérum avec de la présure végétale, mais de toute façon vu que rien n’est indiqué sur les étiquettes, autant éviter dans tous les cas par précaution)

Dans les prochains articles, quelques mises au point sur la présure donc, quelques raisons pour devenir végé, des recettes aussi, des suggestions de blogs ou d’articles sympas.

Paix, amour, et beaucoup de foin pour les lapinous \o/ Si vous laissez un commentaire sympa je vous offre un bébé chat.