Soupe hivernale pour morfales

Bonjour ! J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes, que vous avez bien mangé (cruelty-free – z’êtes sur un blog végé quand même), passé de bons moments, ou bien si comme moi vous n’avez pas fêté Noël parce que vous n’en voyez pas l’intérêt, j’espère que vos vacances se déroulent comme sur des roulettes (si vous avez la chance d’être en vacances. Si ce n’est pas le cas, et bien… Pas de bol. Je vous envoie des cookies virtuels en réconfort.)

Après ces politesses de circonstance, comme ça fait longtemps (et aussi parce qu’en ce moment j’ai la flemme), voici une petite recette de soupe improvisée qui tient bien au corps pour lutter contre la froideur hivernale. (ou accessoirement: une soupe pour des gens, qui, comme moi, ont des trous noirs à la place de l’estomac). Elle comporte un légume que j’ai redécouvert récemment et que j’ai adoré de suite: le topinambour. Une fois épluché, c’est visuellement proche de la patate, avec un goût (une fois cuit, petits plaisantins) à mi-chemin entre la patate et le navet. La patate et le topinambour sont d’ailleurs nutritionnellement très proches, si je ne m’abuse. (corrigez-moi si je dis une connerie)

Goûtez-en si ce n’est pas déjà fait, c’est parfait dans une poêlée de légumes ou en remplacement de la pomme de terre, pour varier un peu :)

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Topinambour mon amour

Passons maintenant aux choses sérieuses, c’est-à-dire la recette:

Pour une grosse assiette ou deux assiettes moyennes, vous aurez besoin de:
– 300 à 400g de topinambours (épluchés) – selon que vous vouliez un goût plus ou moins prononcé de topinambour
– 1 grosse patate (le légume hein, pas le coup de poing, c’est pas comme ça que vous vous ferez des amis)
– 1/2 boîte de marrons en conserve, soit environ 300/400g (ou bien surgelés, frais… à vous de voir – n’oubliez pas de les cuire au préalable s’ils sont frais, mais je suppose que c’est idiot de le préciser -du moins j’espère, sinon va falloir penser à sérieusement vous remettre en question)
– lait de soja ou autre lait végétal
– noix de muscade moulue
– sauce soja
– pour décorer : quelques feuilles de roquette ou de mâche, ou encore du persil
– (facultatif) margarine végétale
– sel, poivre

1) Commencez d’abord par cuire votre grosse patate avec les topinambours. J’ai cuit tout ça à l’eau, mais vous pouvez bien sûr cuire à la vapeur si ça vous chante (probablement que ça sera même meilleur). Comptez environ 40 minutes de cuisson pour les topinambours, un peu moins s’ils sont petits.

2) Réduisez grossièrement les marrons en purée, puis réchauffez-les à la casserole avec une cuiller à soupe de sauce soja. Mouillez de lait végétal.

3) Coupez en morceaux les topinambours et la patate cuits, mélangez dans un récipient adapté (saladier, tupperware, whatever) avec les marrons. Rajouter le sel, poivre, une autre cuiller à soupe de sauce soja, un bonne grosse pincée de noix de muscade. Mouillez abondamment de lait végétal. Puis sortez le mixeur plongeant et soyez sans pitié, il faut que ce soit bien lisse !

4) Enfin, verser la préparation dans une casserole et chauffez à feu doux, ajoutez du lait de soja jusqu’à qu’elle prenne la consistance d’une soupe bien épaisse. Rectifier l’assaisonnement si nécessaire, ajoutez la margarine à votre convenance. Laissez cuire 5-10 minutes.

5) Dans l’assiette, dresser quelques feuilles de roquette ou de mâche ou toute autre verdure pour décorer. Rajoutez de la margarine encore si vous êtes gourmands :D

6° Enjoy !

Ce n’est certes pas la soupe la plus équilibrée de l’univers, mais elle est réconfortante, délicieuse et super-simple à réaliser, que demander de plus? (on mangera plus léger quand ça sera l’été et puis zut.) Ne prévoyez pas de pain ou de croûtons à côté, car cette soupe est suffisamment roborative à elle toute-seule. Enfin, comme vous voulez, mais je vous aurai prévenu !

Photo de téléphone crappy quality, mais d'façon c'est une soupe, à quoi voulez-vous que ça ressemble?

Photo de téléphone crappy quality, mais d’façon c’est une soupe, à quoi voulez-vous que ça ressemble?

Passez un bon Nouvel An et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Spaghetti carbonara vegan

Bonsoir les gens, aujourd’hui j’ai testé une version vegan de la carbonara, plat dont je raffole et dont je voulais absolument trouver une version sans cruauté animale… A défaut de réellement chercher, (je suis assez difficile en matière de carbonara, je n’aime quasiment que celle de ma mère dont la texture est très différente des carbo habituelles (je parle bien de la texture de la carbo, pas la texture de ma maman)), j’ai improvisé. Ca a plutôt bien marché, on s’est régalés ^^ !

Niveau ingrédients, vous aurez besoin (pour 2 personnes):

– un pot de crème soja à cuisiner (20/25 cl)
– environ 100g de tofu soyeux *
– un gros cube de tofu ferme*
– environ 1 cuillère à soupe d’amande en poudre
– 1 cuillère à café de levure de bière
– 4 petites saucisses de soja* (je voulais mettre du tofu fumé à la base, mais il n’y en avait pas au magasin bio, je me suis donc rabattue sur ce que j’ai trouvé. N’importe quoi ayant le goût fumé ou de simili-carné type faux lardons ou faux jambon fera l’affaire, même si le simili-carné, en tant que végéta*ien, ça se discute)
– du sel/poivre
– une pincée de ciboulette
– des spaghetti (mais ça marche avec d’autres types de pâtes, hein! J’en ai choisi au blé complet histoire de se faire croire que cette recette pleine de gras soit bonne pour la santé :p)

*Ces ingrédients se trouvent facilement en magasins bio. Le pot de crème soja se trouve en grande surface. (bio ou pas)

– Commencez par mélanger dans une assiette creuse la crème de soja et le tofu soyeux préalablement bien écrasé et battu. Émiettez le cube de tofu ferme dans la préparation, bien mélanger. Il faut que la préparation soit le plus homogène possible, tout en gardant son aspect « grumeleux ». Salez, poivrer. (n’hésitez pas à mettre une bonne dose de poivre)

– Coupez les saucisses en petits morceaux et jetez-les dans une poêle chaude huilée. Faites dorer.

– A feux doux, incorporer la préparation dans la poêle avec les morceaux de saucisse. Laissez mijoter.

– Pendant ce temps, faites cuire les spaghetti.

– Rajoutez une cuillère à soupe de poudre d’amandes dans la carbonara, ainsi qu’une cuillère à soupe de levure de bière. Bien mélanger. Saupoudrez de ciboulette. Eteignez le feu dès que la préparation a réduit et qu’elle colle trop à la poêle.

– Egouttez les pâtes (quand elles sont cuites, pardi!), mélangez avec la sauce, régalez-vous :p

pâtes carbonara vegan

Je suis très satisfaite de cette recette, je la trouve plutôt fidèle à la « vraie » (la vraie étant celle de ma maman j’entends), le goût « fumé » des saucisses donne une bonne consistance à l’ensemble, bref, je me suis encore goinfrée :p Et c’est archi-simple. Vous pouvez mettre de petits morceaux de fromage vegan dans votre assiette aussi, histoire de rendre le plat encore plus lourd (mais seulement si votre estomac est prêt à encaisser le choc).

Autre trouvaille: le tartex. J’avais déjà entendu des végétariens dire que c’était une tuerie, j’ai donc fini par en acheter (goût champignons), et je dois bien l’admettre: c’est une putain de tuerie qui roxx’ sa maman du poulpe. Je pense que même les non-végétariens devraient apprécier (pour eux, l’intérêt se situe au niveau de l’apport en calories, qui est relativement faible comparé à un vrai pâté), c’est dire ! On le trouve en magasin bio, ou encore en commande sur http://www.unmondevegan.com/. A moi les sandwichs pour la fac \o/ !

Tartex président !

Tartex président !

Et pour conclure, et parce que ça n’a pas de prix, un phoque qui a peur de l’eau:

A bientôt amis des bébés phoques \o/

 

Gnocchi à la sauce tomate et aux courgettes

Expérience culinaire avec ce qui me restait dans le frigo aujourd’hui, c’est-à-dire deux tomates trèèès mûres, des courgettes et des tomates-cerise. Cette recette convient aussi bien aux végétariens qu’aux végétaliens \o/ vive la sauce tomate \o/ (je crois que je me suis exprimée un peu trop vite quand j’ai dit que je ne mange plus aussi souvent des pâtes à la sauce, c’est quand même super simple à faire, goûteux, et pas cher :p)

Les gnocchi (frais) utilisés ont été achetés dans une épicerie italienne, mais je pense qu’ils sont trouvables un peu partout. Vous pouvez aussi les faire vous-même,  mais je n’ai pas encore le niveau pour ça :p (je n’y ai surtout jamais pensé)

Vous aurez besoin de: (pour deux personnes)
– 500g de gnocchi frais
– deux tomates bien mûres
– une petite poignée de tomates-cerise (ou une troisième tomate)
– une demi-courgette, ou bien une petite assiette de courgettes surgelées
– de l’huile d’olive (j’en ai utilisée une parfumée au basilic mais une classique fera l’affaire aussi)
– du basilic séché
– herbes de Provence (facultatif)
– un petit peu de sucre

Commencez par couper les tomates en petits morceaux. Vous pouvez enlever la peau si vous n’aimez pas ça ou si vous tenez absolument à perdre du temps.
Mettez-les dans une casserole, rajoutez une bonne dose d’huile d’olive (ce serait dur à quantifier, je dirais peut-être trois cuillères à soupe?) sinon, goûtez le mélange, il faut que le goût de l’huile ressorte bien.
Saupoudrez de basilic et d’herbes de Provence.
Rajoutez une cuillère à café de sucre pour enlever l’acidité des tomates.
Salez et faites mijoter à feu très doux (« mijoter » et « feu doux », ça doit sûrement être un pléonasme mais osef, vous avez compris que je ne suis pas une cuisinière pro :p)
Pendant ce temps, cuisez les courgettes coupées en rondelle à l’eau, juste assez pour qu’elles soient tendres. Mélangez souvent les tomates, elles doivent commencer à fondre et faire beaucoup de jus, n’hésitez pas à les écraser à la fourchette.
Rajoutez les courgettes dans la casserole de tomates, ressalez si nécessaire.
Sans couper le feu de la sauce, faites cuire les gnocchi dans un grand volume d’eau bouillante salée. Ils cuisent en quelques minutes, ils sont prêts quand ils remontent à la surface.
Egouttez, mélangez avec la sauce, c’est prêt !

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Verdict: je n’avais pas mis assez de sucre, du coup les tomates étaient encore un peu acides, mais avec la dose correcte je pense que c’est tout à fait miam.
Il va juste falloir que je m’attelle à trouver de la levure de bière pas trop chère et de la poudre d’amande pour faire du parmesan végétal (cf. recette ici ) et ça sera bien chouette !

A bientôt les amants des herbes à chat, mes révisions m’appellent … N’hésitez pas à me dire ce qui pourrait améliorer la recette !