Végétarienne depuis deux mois, je vais bien, merci.

Bon, okay, il est trop tôt pour dire si j’ai des carences, si j’ai gagné en énergie ou si je suis devenue une chose encore plus amorphe qu’avant, mais je me suis aperçue d’une chose : on peut avoir des carences même en n’étant pas végétarien. D’ailleurs, tout le monde s’en fiche de son bien-être nutritionnel quand on est omnivore, tout le monde s’en fiche de varier ses repas, de manger équilibré, et tout le toutim. Moi la première, cela n’a jamais été une préoccupation majeure. Je connais quasiment personne dans mon entourage qui s’efforce de manger des légumes à chaque repas, et je ne vois personne les avertir d’une voix sermonneuse d’un très lourd « attention ! tu vas avoir des carences ! » car oui, surprise, on n’est pas en bonne santé en ne bouffant que le sempiternel steak-frites !

Donc non braves gens, les végétariens n’ont pas le monopole des carences. En fait, l’équilibre alimentaire peut tout à fait être atteint, sans effort majeur, et parmi les nombreux blogs traitant de végétarisme, la plupart disent être en meilleure forme depuis qu’ils sont devenus végétariens. Pour ma part, le cliché étudiant que je suis fait que je ne passe pas des heures à faire mijoter de bons petits plats, donc je serais mal placée pour faire la morale, néanmoins, je dois quand même noter que je m’intéresse beaucoup plus à ce que je mange depuis que je suis végétarienne. Je pioche dans les recettes de livres de cuisine, sur Internet, j’essaye de tenter des expériences culinaires parfois pas très concluantes, ma consommation de légumes a été multipliée par quinze, j’ai découvert des aliments que je ne connaissais pas, bref, je varie mes plats et je suis très loin du monotone pâtes-sauce tomate que je baffrais tous les jours ou presque depuis que je suis étudiante.


J’aime les lapinous donc j’en mange pas.

 

Si jamais des gens se posent la question, il n’est pas très difficile de devenir végétarien, le tout est d’être bien informé. Pour ma part, j’ai d’abord commencé par réduire fortement ma consommation de viande et de poisson, il y a quelques mois de cela. Réduire ma consommation n’a pas été bien compliqué : ayant un budget d’étudiante, sans frigo pendant un bout de temps, ce n’était pas comme si je mangeais de la viande tous les jours (voire toutes les semaines). En fait, ne plus acheter de viande a été facile, je n’en achetais de toute façon quasiment jamais. Le plus difficile, c’était plutôt quand je faisais des sorties, je me suis vite rendue compte que dans la ville où je vis (qui est pourtant bien massive), des restaurants proposant des plats sans viande ni poisson, il n’y en avait pas des masses. J’étais également une accro de la junk-food (ce que je suis toujours d’ailleurs, mais en mode végé), et j’avais beaucoup de mal à résister à l’appel du fast-food… (quand on habite à côté ça n’arrange rien)

Aussi étrange que cela puisse paraître, maintenant que je suis totalement végétarienne, je me suis aperçue que le plus dur n’était pas d’arrêter totalement viande et poisson, mais au contraire de continuer à en manger de temps en temps… Sensibilisée à la cause animale, je culpabilisais dès que je mangeais de la viande, j’avais l’impression d’être sans cesse au régime, comme quand vouloir perdre du poids nous fait culpabiliser dès qu’on craque…

Je me suis donc fixée une date butoir à laquelle je renoncerai totalement aux steaks, sushis et autres Mac-d’os, et… je m’y suis tout bêtement tenue. Arrêter de manger des animaux morts a été un soulagement. (J’entends déjà les rageux rire de l’expression, mais excusez-moi, de la viande c’est rien de plus qu’un morceau de cadavre, que vous le vouliez ou non :) ) Je n’éprouve ni frustration, ni regret, ma cuisine s’améliore de jour en jour, et je suis toujours aussi gourmande (bon, d’accord, je suis toujours aussi gueularde – le premier qui a dit qu’être végétarien rendait mince ne sait visiblement pas de quoi il parle!)

LégumesOui, les légumes ça peut être bon et savoureux tu peux pas test.

 

Bref, je n’ai jamais autant été satisfaite de manger que depuis que je suis végétarienne (y’a quelque chose qui cloche avec cette phrase mais passons). Je compte bien passer vegan sous peu, surtout depuis que j’ai appris que de nombreux fromages, yaourts, mais aussi desserts, Nutella*, et autres cochonneries contenaient de la présure animale. J’en reparlerai dans un prochain article, ça mérite un peu plus de précisions.

Prochaine étape donc, réduire la junk-food dont je suis toujours accro, tels que biscuits, gâteaux tout faits achetés en grande surface, tout ces machins pleins de trucs bizarres dont on n’est pas capable de définir la moitié des ingrédients.

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*Dans la mesure où le lactosérum contient de la présure animale, j’ai décidé de virer de mon alimentation tout produit en contenant. (Je ne sais pas s’il est possible de faire du lactosérum avec de la présure végétale, mais de toute façon vu que rien n’est indiqué sur les étiquettes, autant éviter dans tous les cas par précaution)

Dans les prochains articles, quelques mises au point sur la présure donc, quelques raisons pour devenir végé, des recettes aussi, des suggestions de blogs ou d’articles sympas.

Paix, amour, et beaucoup de foin pour les lapinous \o/ Si vous laissez un commentaire sympa je vous offre un bébé chat.

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